En grève depuis mardi dernier, les 380 travailleurs de l’Entreprise algérienne des cotonnades et velours (Alcovel) ont décidé de reprendre le travail, aujourd’hui lundi, après avoir obtenu des promesses de la Direction générale du groupe Texelg auquel est affiliée leur unité de prendre en charge de leurs doléances. Ces travailleurs réclamaient leurs salaires des mois d’avril et février, ainsi que la prime de la fête des travailleurs qu’ils percevaient chaque 1er mai. «Les travailleurs retourneront au boulot demain, suite aux garanties obtenues quant au versement de leurs arriérés de salaires», a-t-on appris, hier, de source ouvrière. En outre, les ouvriers d’Alcovel d’Akbou, unité spécialisée dans la production du velours d’habillement et d’ameublement, divers tissus ainsi que des toiles, ont demandé l’amélioration de leurs conditions de travail. Ce n’est pas la première fois que ces travailleurs recourent à la grève pour réclamer le redressement de leur unité. Celle-ci est au bord de l’asphyxie suite au blocage de ses comptes bancaires, entre autres, par la CNAS, la SDE de Béjaïa et les Impôts, auxquels elle est redevable de 43 milliards de centimes. Le plan d’assainissement des dettes d’Alcovel d’Akbou, engagé en 2011, n’a pas encore abouti.
B. S.
