Le ciment a entamé depuis quelques jours une flambée vertigineuse. Un quintal est cédé actuellement à 1 450 DA sur le marché.
Alors qu’il y a quelques jours seulement le citoyen se procurait la même quantité à pas plus de 1000 DA. Construire ou réaliser les moindres travaux va coûter encore plus cher. Et pour cause, le prix du ciment a connu une hausse et est actuellement vendu de plus en plus cher, au grand dam des simples citoyens qui choisissent cette période de l’année pour entamer leurs travaux de constructions. Certains néanmoins s’y attendaient, car, faut-t-il le souligner, chaque année, à la même période, les prix flambent atteignant des sommes vertigineuses. Une situation créée par la loi de l’offre et de la demande. Une demande des particuliers et autres entrepreneurs pour qui la période est propice pour les travaux. Ainsi donc, que ce soient les grands chantiers de travaux publics, de logements ou encore des constructions individuelles, qui se multiplient d’ailleurs avec le succès du programme d’aide à l’habitat rural, tout le monde est en train de faire face à une période difficilement gérable. Prendre en main les chantiers et entamer les travaux de construction entraînent un rush sur cette matière première ce qui à l’origine de la hausse des prix. Un revendeur de Tizi Gheniff affirme qu’en moins de 20 jours, les prix ont augmenté de près de 50%. Ainsi, le quintal de ciment, qui était affiché il y a une vingtaine de jours à 1000 DA, est cédé hier, à 1 450 DA. Même le ciment « bas de gamme » utilisé essentiellement pour les petits travaux de réaménagement, semble ne pas échapper à la hausse. Ce dernier qui était cédé à 900 DA encore tout récemment, est actuellement affiché à 1 350 DA, explique un revendeur. Avec ces prix, les citoyens vont faire face à une réelle difficulté pour mener leurs travaux. Et il suffit de faire le calcul pour estimer l’impact que cela peut avoir sur les petites bources. D’autant plus que cette situation de hausse des prix du ciment est bien partie pour durer, au moins plusieurs semaines. En effet, pour notre revendeur, « c’est inévitable et chaque année à la même période c’est la même chose ». « Il ne faut d’ailleurs pas s’attendre à ce que les prix baissent dans les prochains jours », assurera-t-il. Même si, nous explique-t-il, un brin d’espoir est permis pour les citoyens pendant le mois de carême. Ceci, suite au ralentissement que connaissent les chantiers et qui se répercute automatiquement sur le prix du ciment sur le marché. Si la loi de l’offre et de la demande joue un rôle primordial en cette saison pour déterminer les prix de cette matière, les spéculateurs ne sont pas à écarter de cette équation. En effet, en cette période de l’année, la distribution baisse d’un cran à cause notamment d’un arrêt technique que les cimenteries subissent afin d’assurer la maintenance de leur installation. Une occasion à ne pas rater pour les spéculateurs qui interviennent pour stocker les quantités livrées et les écouler par petites tranches. Une manière de s’emparer du marché influencer les prix et les fixer suivant leur bon-vouloir. Seule solution, attendre que le marché redevienne plus clément, quitte à mettre délibérément en veilleuse les chantiers en attendant une accalmie.
T. Ch.

