Vallée de la Soummam : C'est une activité qui connaît un engouement qui va crescendo – Le transport de marchandises en vogue !

Ces dernières années, il est un secteur d’activité qui attire de plus en plus de postulants.

Il s’agit du transport public de marchandises, en particulier des matériaux de construction, qui a pris de l’ampleur dans la vallée de la Soummam, pour ne citer que cette région populeuse et populaire! C’est fou ce que les différents axes routiers qui traversent cette région enregistrent, quotidiennement, un rush impressionnant de véhicules de poids lourds, qui y circulent en cortèges interminables via presque toutes les localités de la wilaya de Béjaïa. Pour vérifier de visu cela, il faudrait voir toute cette circulation dense de ces engins, qui passent par centaines, voire par milliers par jour, à travers les tronçons les plus fréquentés, comme le CW42, la RN106 et la RN26. Ces tronçons sont bondés de camions et autres semi-remorques qui transportent, en général, des matériaux de construction comme le sable, le gravier, le tout-venant, le ciment, le rond à béton, … pour les besoins des différents chantiers ouverts récemment, à l’instar du mégaprojet de la pénétrante Béjaïa-Adjiba et des unités de transformation, comme celles de l’enrobé qui ont vu le jour récemment. Cela a induit, bien évidemment, l’explosion littérale de la demande en ces produits et autres minerais. Dans le même contexte, cette demande croissante pour ce genre de marchandises a boosté dans la foulée, le transport, où une véritable « flotte » d’engins, appartenant à des entreprises des travaux publics et à des particuliers, s’est constituée au fur à mesure que la demande augmente! La croissance fulgurante que connaît ce secteur a aiguisé les appétits des uns et des autres, où des particuliers, notamment, ont décidé d’investir carrément dans ce créneau porteur. C’est ainsi que des jeunes chômeurs ont acquis dans le cadre des dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes (Ansej, Cnac,… ) des camions pour le transport des matériaux de construction entre autres. D’autres personnes: des cadres à la retraites, des nantis,… ont acquis à leur tour des véhicules de gros tonnage dans l’espoir de réaliser de gros chiffres d’affaire, eu égard à la pertinence de ce secteur, lucratif à plus d’un titre! Néanmoins, au-delà de tout l’engouement que cette activité a suscité chez les transporteurs, il y a toujours ces désagréments et autres problèmes qui en découlent. Le passage au quotidien et en grand nombre de ces engins via les villes et les villages provoquent toujours le courroux et l’angoisse des habitants à cause des multiples tracasseries qu’induisent ces mastodontes mécaniques, comme le vrombissement assourdissant des moteurs, le soulèvement de la poussière, l’usure de la couche bitumeuse, les risques d’accident,… D’autant plus que certains routiers, pour ne pas dire tous, trichent sur le poids total des marchandises transportées. En effet, comme il est stipulé dans la carte grise, le chargement des camions de gros tonnage ne doit pas dépasser plus de 15 tonnes ; or, il s’avère que cette règle est frappée négligemment contre le mur par ces transporteurs, lesquels, pour gagner plus et faire d’une pierre deux coup, ils ont le culot de transporter jusqu’au double de la charge, soit 30 tonnes, ce qui est très dangereux et pour le conducteur et pour les autres! Mais là encore, l’argent « prime » sur toute autre considération chez ces personnes…

Syphax Y.