Si les automobilistes ont bien accueilli le bitumage en tapis du tronçon de la RN30 traversant le chef-lieu communal, ce n’est pas le cas des habitants riverains du même axe routier, au niveau de la sortie de ce centre urbain vers Boghni, sur une distance d’à peu près un kilomètre.
En effet, depuis plus d’une semaine déjà la circulation automobile est perturbée à cet endroit parce que la chaussée est rétrécie par des pneus de toutes dimensions, des fûts de deux cents litres, des blocs de pierre et des troncs d’arbres. Ces obstacles ont été placés par les riverains, car ils demandent des ralentisseurs. » Ce n’est pas vraiment commode. Une fois arrivés à cet endroit, on doit manœuvrer pour éviter ces obstacles. Et parfois, c’est dangereux. Surtout que cette route est fréquentée par des camions de gros tonnage », nous dira un transporteur de voyageurs par fourgon qui assure la desserte Draâ El-Mizan- Boghni. Les riverains ne l’entendent pas de la même oreille. » Il y a de cela quelques années, un jeune collégien a été tué par un automobiliste qui roulait à vive allure sur ce tronçon sans compter le nombre de blessés. Des ralentisseurs y ont été alors installés. Cela dissuadait les chauffards à rouler doucement de peur de laisser leurs cardans sur place. Depuis que cette route eut été bitumée, les ralentisseurs ont disparu. Pour éviter des drames, nous avons sollicité les responsables locaux, en vain », nous confiera un habitant de l’un des hameaux situés dans cette zone. Pour en savoir plus à ce sujet, nous avons contacté le maire. » Effectivement, après la fin de l’opération de bitumage, l’entreprise réalisatrice qui avait des quantités en plus a réalisé trois ralentisseurs entre l’entrée de la ville et sa sortie au niveau du chemin menant vers El M’Chemel. Cela ne veut pas dire que nous avons oublié nos concitoyens qui habitent dans la zone en question », nous répondra-t-il. Et de poursuivre: » nous avons commandé 34 tonnes de goudron et nous attendons que l’entreprise vienne implanter tous les ralentisseurs qui existaient auparavant. C’est une question de deux à trois jours parce que l’entreprise a lancé un chantier ailleurs. Et c’est tout ». Eu égard aux propos du maire, les riverains devraient lever ces barricades parce que, vraiment, c’est une situation non seulement qui pénalise les automobilistes de passage, mais qui pourrait être à l’origine d’accidents fâcheux.
Amar Ouramdane

