Après 13 renvois, le procès de 15 terroristes impliqués en 2008 dans le double attentat terroriste à l’explosif ayant causé deux morts et plus d’une dizaine de blessés graves, à Beni Amrane, aura lieu aujourd’hui, près le tribunal d’Alger. Selon l’acte de renvoi, cette attaque terroriste qui eut lieu près de la gare ferroviaire de cette localité à l’est de Boumerdès, au début du mois de juin 2008, a coûté la vie au responsable de l’entreprise B. T. P Razel, un ingénieur français âgé de 57 ans, et à son chauffeur algérien de 28 ans. On déplora également pas moins de 11 blessés dans les rangs d’une patrouille locale de l’ANP. Dissimulée dans un talus, une première bombe artisanale avait été actionnée à distance, selon toute vraisemblance, par des relais de l’ex-GSPC, au moment où le ressortissant français et son chauffeur regagnaient la base de leur chantier. Violemment touchés par les éclats de la bombe meurtrière, les deux victimes ont rendu l’âme sur le coup, a-t-on rappelé. L’ingénieur français et son chauffeur algérien travaillaient pour le compte de l’entreprise B. T. P Razel, chargée depuis le mois de mars de la même année 2008 de réparer le tunnel de la gare ferroviaire voisine d’Ammal, fortement endommagé après la collision, quelques mois auparavant, d’un train de transport de carburant et d’une locomotive. Moins d’une demi-heure plus tard, un autre engin explosif, également actionné à distance, avait ciblé une patrouille de l’ANP et une voiture de la protection civile, intervenues pour secourir les victimes. Plus de dix blessés, mortellement touchés, ont été alors dénombrés dans cette deuxième explosion. Selon l’arrêt de renvoi, les services locaux de sécurité ayant pu désamorcer une troisième bombe artisanale au cours de la même soirée, avaient mis la main sur deux individus fortement suspectés d’avoir planifié ce double attentat, dont le nommé Brahim Gouri, frère du chef sanguinaire Abdelmalek Gouri, abattu l’hiver dernier, aux Issers, par des agents spéciaux de l’ANP. Les 15 auteurs de cet attentat terroriste, dont 13 sont en fuite, a-t-on ajouté seront jugés aujourd’hui, au tribunal criminel d’Alger, pour les chefs d’accusation de création de groupe armé homicide volontaire avec préméditation et guet-apens avec usage d’explosifs.
Salim Haddou
