Un danger permanent

Partager

L’occupation illicite et anarchique des bordures et accotements des routes nationales par des intervenants dans le commerce informel dans diverses filières s’est généralisé et prend des proportions effarantes qui commencent, depuis ces deux dernières années, à provoquer des répercussions négatives voire même dangereuses tant sur les usagers de ces routes à grande circulation que les riverains et l’environnement. C’est le cas notamment de la RN30 entre Bouira et M’Chedallah, un tronçon de 45 Kms dont le moindre espace des accotements est squatté par des commerçants qui exercent dans diverses filières dans une anarchie totale. En dehors des agglomérations, ce sont surtout ceux intervenant dans les fruits et légumes qui s’emparent des bordures de la route, soit en installant des étals de fortune ou en exposant leur marchandise directement dans leurs véhicules utilitaires et rivalisant en achalandage en se rapprochant dangereusement de la chaussée pour attirer la clientèle. les routiers, pour faire leurs emplettes auprès de ces commerçants, marquent un temps d’arrêt entre 05 à 10 mn en occupant eux même une partie de la chaussée, gênant la fluidité de la circulation et s’exposant a un danger permanant en traversant précipitamment dans un sens ou un autre sans prendre aucune précaution. Bien de ces clients ont été fauchés par d’autres véhicules qui arrivent à grande vitesse en divers endroits le long des routes nationales. Il est aussi constaté en bordure des routes hors agglomérations d’autres activités commerciales, telles que les plates-formes de fabrication d’agglomérés qui poussent comme des champignons depuis ces cinq dernières années, dont la majorité n’a pas respecté la distance réglementaire de l’alignement par rapport à l’axe routier, avec en plus des voies d’accès sommairement aménagées et non signalées de surcroît. C’est notamment le cas à El Asnam, Bechloul, Ighrem, le carrefour d’Ahnif sur la RN5, Raffour et Chorfa sur la RN26. En plus des marchands de fruits et légumes, ce sont d’autres alignements de commerces qui ont squatté les trottoirs des deux côtés, obligeant les piétons à circuler directement sur la chaussée. En plus du danger auquel s’exposent ces piétons, ils sont aussi en partie à l’origine des infernaux embouteillages et bouchons qui se forment quotidiennement à l’intérieur et en périphérie de ces villes, sensiblement aggravés par les alignements discontinus de dos d’âne qui sont devenus à « la mode » depuis plusieurs années alors que partout dans le monde, ces ouvrages sont interdits sur les routes nationales et celles à grande circulation qui doivent comporter obligatoirement des voies réservées aux ambulances, la Protection civile et les services de sécurité. Ces tronçons des routes nationales qui traversent les agglomérations causent des cauchemars aux routiers dans la région de M’Chedallah, notamment durant la saison estivale, et ce, à cause de toutes ces contraintes énumérées qui redoublent d’intensité en été mais aussi du fait de la désertion des nombreux services de l’état en charge de la circulation routière et la sécurité des usagers. Il est à noter par ailleurs que même les chemins de wilaya et communaux subissent leur part d’agressions à base de dos d’âne anarchiques, dont la majorité sont aménagés n’importe comment par des citoyens eux même, ou des nouvelles traversées des conduites d’AEP, d’assainissement et du gaz naturel qui laissent de véritables cratères après leur passage et qui prennent après tassement du sol les formes de dangereux obstacles. La remise en l’état des lieux semble être carrément supprimée des cahiers des charges ; rares sont les entreprises honnêtes qui respectent et exécutent cette note.

Oulaid Soualah

Partager