La daïra de M’Chedallah s’achemine vers la maîtrise du traitement des déchets ménagers après avoir vécu, ces dix dernières années, une situation cauchemardesque, les ordures ayant envahi tous les espaces.
En effet, le centre d’enfouissement technique (CET) d’Ahnif vient d’être jeudi dernier provisoirement mis en service, avec les premiers arrivages des ordures sur ce site provenant de la commune de M’Chedallah à bord d’une flotte de camions de collecte d’ordures et de bennes tasseuses. L’opération fut supervisée par le maire en personne, Allouche Mohammed, sur le visage duquel se lisait un soulagement fort apparent. Il était accompagné du chef de centre, monsieur Sahi Samir, relevant de l’entreprise Nadhif chargée de la réalisation et la gestion de ce CET. Selon le maire, le directeur de l’environnement, qui est le maître de l’ouvrage, aurait aussi annoncé sa venue. La Direction de l’environnement va dépêcher un buldozer spécial destiné au tassement des ordures. Quant au reste des autorités locales, cette importante opération semble comme un non événement à leurs yeux. Elles ont brillé par leur absence bien qu’elles ont été informées de la date de la mise en service -bien que provisoire- du CET en question. Il convient de rappeler que le centre d’enfouissement technique d’Ahnif implanté au lieu-dit Tikremtath, est de statut intercommunal et prendra en charge les déchets ménagers de pas moins de 06 communes des daïras de M’Chedallah et de Bechloul qui sont, Ahnif, M’Chedallah, chorfa, Ath Mansour, El Adjiba et enfin la commune de Bechloul. Sa durée de vie s’étale sur 20 ans, avec des capacités d’accueil de quatre cent mille mètres cubes d’ordures (400 000m3). L’enveloppe financière initiale dégagée pour sa réalisation est de l’ordre de 30 milliards de centimes. Plus de 30 autres milliards de centimes supplémentaires sont destinés à la réalisation d’un centre de tri en travaux supplémentaires. Ce dernier a été exigé par les citoyens qui ont bloqué durant plusieurs semaines, ce projet lancé en début 2013. Les citoyens n’ont permis la reprise des travaux qu’après l’inscription de ce centre de tri, générateur de plusieurs postes emplois directs et d’une inestimable utilité pour l’environnement et la santé publique. Un projet dont l’avancement des travaux a atteint à peine les 10%, accusant ainsi un retard considérable. Il est à noter par ailleurs qu’en parallèle à la mise en service de l’ouvrage, une opération de nettoyage de la décharge publique provisoire mitoyenne a été déclenchée par l’EPIC Nadhif. Cette dernière a d’ores et déjà installé ses bureaux et son effectif composé d’une quinzaine d’ouvriers. Cette équipe est chapeautée par un chef de centre. Malheureusement, les moyens d’accompagnements les plus névralgiques et indispensables n’ont pas suivi, tels l’électricité et l’AEP ; d’où le recours aux moyens de fortune, soit un groupe électrogène pour l’énergie électrique et l’alimentation en eau par citerne tractée. Reste à espérer sur un autre volet que l’affaire de le deuxième CET accordé à la daïra de M’Chedallah et implanté à proximité de Tiksiridene, dans la commune d’Aghbalou, dont la réalisation a été lancée en 2014 avant d’être bloquée par des oppositions émises par les riverains, connaisse son épilogue. Un cas sur lequel doivent se pencher rapidement les hautes autorités pour permettre la reprise des travaux et sa livraison dans les meilleurs délais, pour mettre définitivement fin au calvaire des déchets ménagers, la pollution galopante et ses effrayantes répercutions sur la santé publique.
Oulaid Soualah

