Après une accalmie qui aura duré un certain temps, le climat d’insécurité semble être de retour dans la majeure partie des localités de la wilaya. Pour preuve, les derniers évènements en date ne sont pas pour rassurer les citoyens qui craignent le pire. A l’est de la wilaya de Bouira, à Takerboust plus précisément; les vols par effractions sont de retour depuis plus d’une semaine, sans que les auteurs ne fussent appréhendés. Très tôt dans la matinée de mardi, les automobilistes de la région ont été surpris de trouver des blocs de pierres sur la chausséee, mais au niveau local, aucune plainte n’a été déposée, ce qui signifie que ce serait là, uniquement l’œuvre de mauvais plaisantins. Mais là encore, le spectre des faux barrages dressés par des bandits, hante toujours les esprits. Des bandits qui persévèrent dans leurs sales besognes comme ce fut le cas à Bechloul où plusieurs moutons ont été volés durant la semaine précédant la fête de l’Aid. Idem à Ain Bessem, Oued El Berdi et à Bir-Ghbalou où le vol de cheptel est devenu monnaie courante. A Ain Laloui, c’est un véhicule de marque Mazda qui a été volé, au niveau de la pompe à essence de la localité, devant son propriétaire interloqué. Les malfrats n’hésitent plus et ils redoublent d’audace. Si les vols et autres larcins sont plus fréquents en milieu rural; les provocations physiques demeurent omniprésentes dans les grandes villes. Au quartier Farachati de Bouira, c’est une jeune fille qui a été victime d’une agression pour la délester de ses bijoux. soldée par une mâchoire fracassée. Toujours au même endroit, des voyous ont poignardé un jeune homme afin de lui ôter son téléphone portable, devant l’indifférence totale des passants. Pourtant lors des réunions tenues régulièrement entre les élus et les forces de sécurité, l’accent a été mis sur la nécessité de renforcer le dispositif sécuritaire, notamment dans les villages et hameaux les plus reculés de la wilaya. Malgré plusieurs propositions formulées par les élus pour mettre un terme à cette insécurité, aucune solution n’a, pour l’instant, été trouvée, même si la rue parle avec insistance de l’installation prochaine, de plusieurs brigades de sûreté dans les zones sensibles.
Hafidh B.
