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Du gaz naturel à Tizi L'Had et Izoughar en juillet

" La plupart des projets sont à 80%&quot,; nous répondra le maire au sujet de l'alimentation en gaz naturel de cette commune rurale.

Donc, après que le chef-lieu et six autres villages eurent déjà bénéficié de cette commodité depuis maintenant deux ans, ce sera le tour d’autres villages. Après avoir contacté l’entreprise réalisatrice du lot en question en notre présence, le premier responsable de la municipalité nous confirme que, si tout ira bien, la mise en service du gaz se fera le cinq juillet prochain. Interrogé au sujet des villages concernés, il nous répondra qu’il s’agit de Tizi L’Had, de Thoulmouts, d’Ighil Aânane. En somme, dira-t-il, c’est ce qu’on appelle Izoughar. À ce titre, il précisera qu’après la sortie faite dernièrement avec les services de la Sonelgaz et de la Direction des mines et de l’énergie, les dix-huit foyers non pris en charge initialement ont été finalement, retenus. Toujours à propos de cette alimentation, l’édile communal estimera qu’au rythme de la cadence dont avancent les travaux même au niveau du lot lancé il n’y a pas si longtemps, le cap du mois de décembre est maintenu pour le raccordement total de toute la commune.  » Ce sera alors du 100% », insistera-t-il. « Les autres chantiers ont tous atteint pratiquement les 60%. Même si de coutume, durant le mois de Ramadan, il y aura un certain ralentissement des travaux, tout de même, les entreprises nous ont rassurés », soutiendra M. Rabah Makhlouf, car c’est de lui qu’il s’agit. Ainsi, les habitants des villages de haute montagne, tels Helouane, Ath Talha et les autres, ne souffriront plus de ce manque, eux, qui étaient obligés de stocker du bois de sec en juillet et août afin de faire face à des hivers rigoureux, quand on sait que la neige les a souvent confinés dans leurs villages durant des semaines, à l’exemple de l’hiver 2012.  » Je vous assure que si quelqu’un venait nous dire que la gaz arriverait dans notre village il y a de cela cinq à six ans, nous ne le prendrions pour un fou. Et pourtant, il est bien là « , nous confiera un habitant d’Iâfirène (voir notre article d’avant-hier) où il n’y avait même pas une piste de désenclavement. Mais, en dépit des terrains accidentés, les entreprises, souvent accompagnées par les citoyens, ont réalisé les conduites jusqu’aux villages les plus reculés de cette région et de toute la wilaya d’ailleurs. Cela étant, il faut reconnaître que le défi lancé par les hautes autorités du pays et par le wali de Tizi-Ouzou, a été relevé. 

Amar Ouramdane 

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