Les travaux du chantier de la trémie qui fait partie du projet d’évitement de la ville de Kherrata sont en phase de finition, a-t-on constaté. Ainsi, le tronçon routier n°1 est achevé à 100%, et le n°2 à 90%, tous les deux ouverts à la circulation. Pour ce qui est de l’aménagement du carrefour, la voie d’insertion vers le CW32 pour les usagers venant de Béjaïa à destination de Bouandas, les travaux sont à l’arrêt en raison de l’opposition des riverains, dont l’affaire est entre les mains de la justice. Quant au reste des voies à diverses destinations, elles sont ouvertes à la circulation, y compris le tronçon routier Béjaïa-Sétif et vice-versa, réalisé le long de l’oued Agrioun, en passant par l’ouvrage souterrain de la trémie. En ce qui concerne l’identification de ce projet d’évitement de la ville de Kherrata, elle comporte l’étude et la réalisation de 2 viaducs de longueur chacun de 600 ml et 385 ml, les travaux d’aménagements routiers sur 2,5 km, ceux du traitement de glissement de terrains au PK 1+320 du projet, ainsi que les travaux de réalisation de l’éclairage. Une fois livré ce projet permettra la facilitation de la circulation entre Béjaïa et les autres régions de l’Est du pays, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de circulation des usagers (sécurité routière et gain de temps). Quant à la mise à niveau des tunnels de Kherrata, la direction locale des Travaux Publics, nous dit-on, transmettrait le dossier relatif à l’étude réalisée pour permettre le lancement de cette opération, dont l’enveloppe financière sera dégagée en fonction des actions prioritaires, en demandant d’éviter le blocage de la circulation à l’intérieur de ces ouvrages pendant toute la durée des travaux. Quant à la nature de la mise à niveau des tunnels, elle comprend le génie civil et le revêtement, le système d’étanchéité et le drainage des liquides, l’éclairage et le système d’alimentation électrique, la ventilation et le système de désenfumage, la mise en place d’un système de lutte contre les incendies, le système de la vidéosurveillance, enfin le réseau d’appels et la détection d’incendies. Dans le domaine des accidents de circulation survenus à l’intérieur de ces ouvrages creusés dans le massif montagneux des gorges de Kherrata, le bilan donne des chiffres inquiétants. D’ailleurs, de l’année 1988 à ce jour, ils font état, selon les statistiques exposées lors de la dernière visite du ministre des Travaux publics à Béjaïa, de 34 morts, 486 blessés et 646 accidents, d’où leurs mises à niveau constituent une solution appropriée et urgente tendant à mettre un terme à cette hécatombe, dont l’imprudence des conducteurs de véhicules est en grande partie responsable. L’autre projet d’une aussi grande importance en cours d’exécution, qui aura un impact certain sur la fluidité de la circulation sur la RN09, entre la ville de Kherrata et la localité de Bordj-Mira, dans la commune de Taskriout, est celui relatif à l’aménagement des gorges de Kherrata. Dans ce chapitre, il est prévu de créer une variante pour réaliser un musée à ciel ouvert au niveau du pont «Hanouz», car constituant un lieu historique. Dans le cadre de l’exécution de ces deux projets situés dans le même site, le président de l’APC de Kherrata a proposé au ministère des Travaux publics l’aménagement de la piste qui relie Kherrata à la commune de Taskriout en passant par la localité de Bradma, bastion de la guerre de libération nationale afin de désengorger la circulation dans les gorges du Chabet El-Akra durant toute la période des travaux. Selon les données relatives aux travaux d’aménagements des gorges de Kherrata, ce projet comprend trois lots, à savoir celui ayant trait à la route, les ouvrages d’art et les tunnels. Il constituera également un pole d’attraction non négligeable par la mise en valeur du pont «Hanouz», le monument historique érigé sur les lieux, la nature et le paysage du site. Le président de l’APC de Kherrata a également proposé au ministre des Travaux publiques, lors de sa dernière visite dans la région, la possibilité d’engager les travaux sur la RN09 entre le centre de la ville de Kherrata et la limite administrative avec la wilaya de Sétif. Un tronçon routier qui constitue un véritable goulot d’étranglement de la circulation dans les deux sens de la route nationale, une proposition retenue quant à accorder une première tranche financière à partir de 2016.
S. Zidane