Depuis l’ouverture du marché de proximité à Boumerdès, au premier jour du Ramadhan, les citoyens ne cachent pas leur satisfaction de pouvoir aisément faire leurs achats en ce mois de carême. En effet, de 9h à 17h, une bonne ambiance règne sur l’esplanade faisant face au centre commercial » Titanic », non encore réceptionné. Sans se bousculer, puisqu’on est rassuré quant à la disponibilité des produits, les hommes et les femmes, jeunes et âgés, font la chaîne devant ces petits chapiteaux, au nombre d’une vingtaine. «C’est une bonne affaire, trois grandes briques de jus à raison de 200 DA», se réjouit un quinquagénaire en conseillant l’un de ses amis d’en acheter. Acquiesçant d’un signe de la tête, celui-ci lui répliquera qu’il s’était déjà approvisionné en multiples denrées, de bon matin, dans ce même point de vente. «Dommage qu’un tel marché soit temporaire», dira pour sa part une jeune femme, qui attendait son tour parmi d’autres clients au stand des fruits et des légumes. Tant pour ceux-ci que pour les huiles, les produits laitiers, les fromages, les jus et la viande blanche, la réduction oscille entre 10 et 25%. De nombreux stands d’entreprises publiques et privées locales, notamment celles spécialisées dans l’agroalimentaire, en plus des unités de lait et dérivés et celles de viande blanche, sont le point de convergence des consommateurs, en ces premiers jours de Ramadan. Les quantités des denrées, quotidiennement écoulées et renouvelées de l’avis des vendeurs eux-mêmes, sont produites en Algérie, à l’exception de certains légumes secs, comme les pois chiches recherchés par les ménages. Mais ceci n’est guère une entorse au credo »Consommons algérien », sur lequel s’appuie sans démagogie la politique actuelle du ministère de Commerce. «Une semaine après l’ouverture de ce marché de proximité en prolongement de l’exposition vente de neuf jours au début du mois de mai dernier, et ce sous la même exigence du développement de la production algérienne, les citoyens dans leur globalité et les travailleurs en particulier ont bien ressenti que les institutions étatiques veillent à prendre en charge leurs préoccupations», soulignera la directrice locale du commerce. Cette responsable, travaillant conjointement avec le directeur du commerce et de l’industrie du Sahel, M. Khedraoui Ahmed, prévoit l’installation d’autres chapiteaux pour la commercialisation des articles d’habillement, notamment à l’approche de l’Aïd-El-Fitr. Les deux structures étatiques citées projettent également, toujours en application d’un vaste programme du ministère de tutelle, l’organisation d’une exposition-vente d’articles scolaires, au début du mois de septembre prochain.
Salim Haddou