Des entrepreneurs et des transporteurs en colère !

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La commune de Barbacha a renoué avant-hier, avec la protestation et cette fois-ci ce sont des entrepreneurs et des transporteurs assurant le ramassage scolaire au niveau de cette localité qui ont procédé carrément à la fermeture des sièges de la mairie et de la daïra en signe de contestation contre la non régulation de leur situation financière. Une situation qui date, selon certains contestataires, entre entrepreneurs et transporteurs, du mois de janvier, date à laquelle, rappelons-le, le tribunal administratif de Béjaïa avait rendu «obsolète» la signature des états ou des marchés en dehors de la signature officielle et seule de l’ordonnateur. Un ordonnateur qui ne peut être que le P/APC et son assemblée, et c’est là le point nodal de cette crise que vit cette commune depuis les dernières élections locales de 2012. À vrai dire, le problème est relatif aux projets relevant des PCD, budget de wilaya et budget sectoriel. La décision de confier la gestion des affaires communales au chef de daïra de la même circonscription n’a pas mis fin à cette impasse, puisque les responsables des finances, receveur intercommunal et contrôleur financier, sont catégoriques, croit-on savoir. Ils maintiennent et campent sur leur position à respecter les décisions du tribunal administratif de Béjaïa. Et c’est à partir de là que la situation s’est empirée allant jusqu’au retard dans le payement des fonctionnaires de la commune et aussi au règlement des situations des entrepreneurs et des transporteurs assurant le ramassage scolaire. «Nous vivons des situations déplorables vu que personne n’est disposé à nous honorer, voire à nous recevoir et nous soutenir», regrettent les transporteurs et entrepreneurs qui ne savent plus à quel saint se vouer pour se faire entendre. En effet et selon ces mécontents, chaque responsable renvoie la balle à l’autre, voire qu’ils n’avaient pas été reçus par un quelconque responsable de la wilaya après deux rencontres terminées en queue de poisson. Ils disent, par ailleurs, déterminés à mener leur action de dernier recours jusqu’à l’aboutissement de leur revendication surtout que l’on est en plein mois de Ramadhan, ajouter à cela des diverses charges à honorer comme le payement des salaires des travailleurs pour les entrepreneurs et aussi assurer l’entretien de leur bus pour les transporteurs. En somme, c’est le retour à la case départ qui se dessine en filigrane dans cette commune qui cumule, d’ores et déjà un retard énorme dans le développement local.

Nadir Touati

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