Les membres du Comité de sauvegarde de la JSK ont tenu hier une conférence de presse, à la salle des fêtes Azem, à Tizi-Ouzou.
Ces derniers ont tenu à révéler des irrégularités dans la gestion du club mythique de Kabylie par Mohand Cherif Hannachi et ce depuis des années. Pour eux «Hannachi n’est plus le président de la JSK et ce depuis l’élection du nouveau président en Août 2012, en l’occurrence Samy Idrès, sachant que sur le registre de commerce de la SSPA JSK, l’actionnaire majoritaire est le CSA représenté par son président Mohand Cherif Hannachi ce qui n’est plus le cas depuis Août 2012». C’est ce qu’a tenu à expliquer Maître Salah Meriem, ancien avocat de la JSK, accompagné d’anciens joueurs du club membres du Comité de sauvegarde de la JSK, à l’image de Iboud, Sadmi, Izri et Moh Younis.
«Hannachi n’est plus le président de la JSK depuis Août 2012»
Maître Salah Meriem est allé plus loin dans ses révélations, preuves à l’appui, en étalant le registre de commerce modifié en 2012 «lors de la modification du registre du commerce, en procédant uniquement à l’augmentation du capital. Même après la modification, il a une double fonction de président et membre au même temps. Quatre autres membres composent le conseil. C’est-à-dire, il y a deux Hannachi, et donc deux voix, il est ainsi majoritaire d’office. C’est pour vous éclaircir la situation dans laquelle se retrouve notre cher club». Pour ce qui est du PV de l’élection du nouveau président du CSA en 2012, à savoir Samy Idrès, Maître Salah Meriem a répondu que «Il n’y a aucune trace du PV de l’assemblée générale élective du nouveau président. Pourtant il y a eu élection d’un nouveau président qui a succédé à Hannachi, et celui-ci perd de fait sa qualité de président du conseil d’administration depuis Août 2012». C’est vraiment étonnant et surprenant de constater que dans la composante de l’assemblée générale, on ne trouve pas les noms des Iboud, Sadmi, Yousfi, Younsi et les autres, alors qu’il y a des chauffeurs de taxi, des agents de sécurité des chômeurs, comme ont tenu à l’expliquer les membres du comité de sauvegarde en étalant une copie de la composante de la dernière AG du CSA JSK.
«Le MJS est habilité à nommer un directoire»
Dans le même registre et ordre d’idées, Maître Salah Meriem estime que «Dans l’article 217 de la loi 13-05, il est explicitement dit que dans le cas d’une faute grave, le ministère des sports après étude du dossier est habilité à suspendre les dirigeants du club et à nommer un directoire», et d’ajouter : «On ne le regrette pas car c’est pour le bien de la JSK. Pour que cette mascarade cesse et que Hannachi soit suspendu et qu’un directoire soit installé. On est confiants sachant qu’on est dans un Etat de droit et personne n’est au dessus de la loi». Pour ce qui est du commissaire aux comptes du CSA JSK, les membres du comité jugent illégal, comme stipulé par la loi : «Depuis 20 ans c’est le même commissaire aux comptes qui s’occupe de la comptabilité du CSA, ce qui est illégal. Comme stipulé par la loi, un commissaire aux comptes ouvre droit à deux mandats de trois ans chacun pas plus».
«Le parquet de la République a été saisi»
Pour eux, il est hors de question que Hannachi signe des chèques, sachant qu’il n’est plus le président de la SSPA, en plus, il faut une autre signature du financier : «Demain (ndlr aujourd’hui), on va saisir la banque par huissier de justice. Tous les chèques ont été signés par Hannachi, or qu’il faut une double signature, celle d’un financier et celle du président. » Les membres du comité de sauvegarde de la JSK ont révélé qu’une plainte a été déposée à l’encontre de Hannachi pour usurpation de qualité. «Le parquet de la République a été saisi, c’est une usurpation de qualité. Nous allons saisir toutes les instances concernées. Il n’est plus le président du conseil d’administration et il a enfreint la loi depuis 2012. Cette situation il l’a créée lui-même, il a mis le club dans l’impasse».
«L’engagement de la JSK cette saison est menacé»
Les membres du comité de sauvegarde sont allés plus loin en estimant que «selon les règlements de la FAF, la JSK risque de ne pas prendre part au championnat. La JSK est dans une véritable impasse. Si la ligue applique la réglementation, la JSK ne va pas jouer le championnat». A la fin de la conférence, les membres du comité de sauvegarde de la JSK ont tenu à présenter leurs sincères condoléances à la famille de Dahmane Haffaf qui a perdu son fils. A signaler qu’avant le début de la conférence de presse, les membres du comité de sauvegarde et les présents dans la salle des fêtes Azem ont observé une minute de silence à la mémoire de Lounes Matoub à l’occasion de l’anniversaire de son assassinat (25 Juin 1998) et de l’ex-joueur de la JSK Madiou décédé il y a trois jours.
Amazigh Omar
