Selon le ministre des Moudjahidines – «Notre cheval de bataille, c’est l’écriture de l’histoire»

Le ministre des Moudjahidines, Tayeb Zitouni, a affirmé hier, à Alger, que l’opération de récupération des archives nationales de la guerre de la révolution est en état avancé. Intervenant au forum du quotidien «El Moudjahid», le ministre des Moudjahidines a indiqué que les discussions entre la commission mixte algéro-française ont avancé concernant la récupération des archives nationales. «L’opération n’est pas facile, car elle demande de la patience et beaucoup de temps. Mais ces archives appartiennent aux Algériens», a souligné M. Zitouni, tout en assurant que les archives qui sont au niveau national sont largement suffisantes pour l’écriture de l’histoire. Dans ce sillage, le ministre a mis en exergue la nécessité d’écrire l’histoire de la révolution algérienne, et la faire connaître des jeunes. D’ailleurs, cela est l’une des priorités du ministère des Moudjahidines, qui a tracé un programme en collaboration avec plusieurs ministères, notamment ceux de la culture, de la jeunesse et des sports et de l’éducation, afin d’atteindre cet objectif. Selon le ministre, le programme du Président de la république est axé sur deux points importants, concernant ce secteur. Il s’agit de l’amélioration des conditions sociales des Moudjahidines et la prise en charge du patrimoine de la révolution et le faire connaître aux jeunes. «Notre cheval de bataille, c’est l’écriture de l’histoire», a insisté M. Zitouni. Ce dernier a fait savoir que cela a commencé à se concrétiser à travers la récolte de témoignages en collaboration avec le ministère de la Communication. «Nous somme en état très avancé dans la récolte des témoignages, y compris de la part des généraux qui ont déjà émis des réserves», a-t-il dit, avant d’ajouter qu’ «il y a une prise de conscience concernant l’écriture de l’histoire». Tout en reconnaissant le retard accusé dans l’écriture de l’histoire, M. Zitouni a estimé que cela est dû à des raisons objectives. «La responsabilité est partagée entre tout le monde. Cela ne relève pas seulement du ministère des Moudjahidines, mais aussi des intellectuels, des historiens et des universités», a souligné M. Zitouni. Dans ce cadre, le ministre a indiqué également que son département a organisé plusieurs conférences sur l’histoire de la révolution, et a mis en place plusieurs concours au niveau des établissements scolaires et les universités. À retenir que 1 312 cimetières de chouhadas et 1 212 centres de tortures ont été recensés au niveau national, par le département de Tayeb Zitouni.

Samira Saïdj