Le RC Seddouk risque la disparition

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La réunion à huis clos des membres de l’assemblée générale du RC Seddouk, qui s’est tenue vendredi soir à la salle des fêtes de la municipalité pour débattre des bilans moral et financier de la saison 2014/2015, a tenu toutes ses promesses.

Malgré un débat parfois houleux, les 23 membres présents sur les 35 que compte l’assemblée ont prouvé que le RC Seddouk est une grande famille dont les membres se solidarisent à chaque fois que leur club traverse une situation critique qui risque de le faire disparaître. Avec une dette d’environ 350 millions de centimes, aucun dossier n’a été déposé auprès des organismes chargés d’octroyer les subventions telles la DJS, l’APW et l’APC. C’est vraiment la course contre la montre. Les membres du comité ont décidé donc de soumettre d’abord les bilans moral et financier, le lendemain samedi, au commissaire aux comptes pour examen, et c’est une fois examiné qu’il devait être soumis, hier dimanche, aux membres de l’assemblée pour approbation. Si les bilans sont approuvés, des demandes pour l’octroi des subventions seront déposées, aujourd’hui, auprès des organismes précités. Il faut dire par ailleurs que le président du club Arezki Badjaj est venu seul affronter les membres de l’assemblée. Il a été délaissé par les autres membres du club qui n’ont pas trouvé mieux que de ne pas répondre aux convocations. C’est Kebbi Djamel qui a pris la parole le premier pour interpeler le président du club en lui disant : «Où sont-ils aujourd’hui ceux qui vous disaient hier : foncez monsieur le président, nous sommes avec vous ?». Monsieur Kebbi ajoutera : «Monsieur le président, vous n’aviez pas le droit de contracter une dette aussi faramineuse sans consulter au préalable les membres de l’assemblée». Salhi Abdenour interviendra quant à lui pour essayer de faire comprendre que l’objectif premier de cette réunion était de tenter de sauver le club et non de soumettre le président à des questions réponses. «Nous ne sommes pas dans un tribunal», s’est-il écrié. Ichallalen Smail, ancien président du club, a pour sa part essayé de calmer les esprits en soutenant : «Certes, le président du club a mal géré mais pour conserver cette cohésion familiale du club, il faudrait essayer de sortir Monsieur Badjaj de ce pétrin et permettre au RCS de continuer à exister. Le club a des centaines de fans que nous ne devrons pas décevoir. Pensons à eux d’abord», a-t-il martelé.

L.Beddar

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