« Le Yoseikan-budo va bien à Tizi Ouzou »

Samir Sadoun est un jeune âgé à peine de 24 ans, on penchant pour les arts martiaux, qu’il pratique, dans la discipline du Yoseikan-budo, l’a propulsé à la tête du comité de la wilaya de Tizi Ouzou de cette discipline. Rencontré, il a bien voulu nous parler de ce sport, pratiqué à travers les quatre coins de Tizi Ouzou. Mais aussi nous parler des problèmes que rencontrent les responsables et les jeunes athlètes de ladite discipline.

la Dépêche de Kabylie : Qui est exactement Samir Sadoun ?Samir Sadoun : Je suis né en 1982. Depuis mon jeune âge, je pratique le sport, plus exactement, les arts martiaux dans la discipline du Yoseikan-budo. Depuis 2005 à ce jour, je suis entraîneur du CAM de Tizi Ouzou. Mais vous occupez aussi des postes de responsabilité dans cette discipline ?Effectivement, je suis le président du comité du Yoseikan-budo de la wilaya de Tizi, et ce depuis 2004 à ce jour. Quel constat pourriez-vous nous faire au sujet de ce sport à Tizi Ouzou ?Je dirais que la discipline s’améliore de jour en jour. Nous retrouvons une vivacité. Rien que durant cette saison, nous avons organisé 4 stages dont 3 techniques et 1 stage d’arbitrage et ce, à Draâ Ben Khedda, Ouadhias et Tizi Ouzou. Les dites rencontres ont regroupé plusieurs centaines d’athlètes de la wilaya. Nous avons également organisé trois stages nationaux et une compétition à Zéralda. Le 19 janvier 2005, nous avons une autre compétition pour la catégorie minimes, à Zéralda, et pour vendredi à Tizi Ouzou. Cette vivacité retrouvée, nous a encouragé, après un long passage à vide, et nous sommes très optimistes. Quels sont les problèmes rencontrés durant cette période de passage à vide ?De 1999 à 2003, il y a eu un problème au niveau de la Fédération, et qui s’est répercuté négativement sur le bon fonctionnement et la prise en charge des différentes disciplines. A l’origine du dysfonctionnement, le différent qui opposait le président de la fédération nationale et le maître de notre discipline M. Mouhoub Salah. Depuis 2004, et avec le retour de ce dernier pour la prise en charge de ce sport, les choses vont beaucoup mieux. Et les problèmes que vous rencontrez actuellement ?Si un bon fonctionnement est à constater dans le comité de wilaya et la ligue, des dysfonctionnements et des problèmes, sont à déplorer au niveau de la fédération. Mais aussi, nous manquons de moyens, particulièrement au niveau des clubs locaux. Manque de salles, de matériel d’équipement, de transport…etc. A cette occasion, j’invite les autorités locales des différents localités à aider les jeunes athlètes. Quel est le nombre d’athlètes à Tizi Ouzou ?D’un stage à un autre, nous enregistrons de nouveaux recrus. En 2004 nous comptions entre 450 et 500 athlètes. Cette saison entre 700 et 800 athlètes, repartis sur 9 clubs, à savoir, JS Maâtkas, US Aït Toudert, Ouacif, DC Aït Agued, Boukhalfa, CU Ouadias, OTJ Tizi Ghenif, OS Draâ El Mizan, et RB Souk El Tenine. Parlez-nous des nouvelles équipes dirigeantes de votre ligue et de votre comité ?La ligue des arts martiaux est présidée par M. Metahri Mohamed Saïd, qu’au passage, je salue pour les efforts qu’il ne cesse de fournir depuis son arrivée en 2004. Je dirais même que M. Metahri, et tout le bureau de la ligue, ont réussi à changer les choses dans le monde du sport des arts martiaux à Tizi Ouzou. Dans notre comité, en plus de ma présidence, nous avons M. Lounis Asmane comme directeur technique et M. Akir Mouloud président de la commission d’arbitrage, assisté par Benali Messaoud. Là aussi l’équipe est bien soudée et elle gère bien cette discipline. Et pour conclure ?Je lance un appel aux athlètes et aux entraîneurs qui ont quitté ce sport avant 2004, pour qu’ils reviennent. Nous avons besoin de leur savoir, de leurs techniques et de leurs contributions pour développer davantage ce sport. Je les assure que les choses ont beaucoup changé. Nos portes sont toujours ouvertes à toute contribution, allant dans le sens du développement du Yoseikan-budo.

Entretien réalisé par Mourad Hammami