Les employés de l’hôpital ne décolèrent pas !

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Plusieurs dizaines d’employés de l’EPH de la ville d’Aïn-Bessem, au sud-ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, sont revenus à la charge, hier, en organisant un sit-in devant l’hôpital. Les protestataires, dont la majorité sont des médecins et des infirmiers, exigent toujours le départ du premier responsable de cet établissement.

Ces derniers réclament également, l’annulation de l’ensemble des sanctions administratives, infligées par ce directeur à l’encontre des protestataires, ainsi que la publication des résultats de l’enquête menée par les services du ministère de la Santé le mois écoulé. Pour les syndicalistes de cet hôpital, cette nouvelle action de protestation devrait s’inscrire dans le temps, et ce, en raison du mutisme des responsables de la tutelle qui tardent toujours à répondre à leurs revendications.

«Nous avons installé une tente devant le siège de l’administration, et nous n’allons pas quitter les lieux jusqu’à la satisfaction de nos revendications légitimes», affirme Amine. B, l’un des représentants syndicalistes. En enchainant : «que ça soit au Ministère de la santé ou à la direction de la wilaya, les responsables avec lesquels, nous nous sommes entretenus, nous ont promis de trouver une solution à nos problèmes. Malheureusement et à ce jour, c’est le silence radio!». Les protestataires ont tenu, à dénoncer ce qu’ils qualifient de pression sur les syndicalistes de l’hôpital. D’après-eux, le premier responsable de l’hôpital continue à affliger les sanctions et les retenues de salaires sur les grévistes. «Les deux infirmiers anesthésistes sanctionnés, arbitrairement par ce directeur, n’ont pas encore été réintégrés dans leurs postes.

La majorité des syndicalistes de l’établissement ont été destinataires de questionnaires menaçants, et à chaque fin du mois, nous nous retrouvons avec la moitié de notre salaire, c’est tout simplement de l’injustice !», ajoute un autre médecin protestataire. Pour rappel, un vaste mouvement de protestation secoue, depuis le mois de mai dernier, l’EPH de la ville, et ce, à la suite de la suspension de deux infirmiers anesthésistes du bloc opératoire de l’hôpital. Les grévistes accusent ouvertement le directeur de l’établissement «d’arbitraire et d’injustice» et réclament son départ. Les résultats de l’enquête menée par des inspecteurs du ministère de la Santé ne sont pas encore été connus.

O. K.

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