Absence endémique de transport

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Les habitants de Maâla, commune perchée sur les hauteurs de la ville de Lakhdaria, ne savent plus quoi faire ni à quel saint se vouer pour arriver à trouver une solution convenable à leur problème de transport posé depuis de longues années. En effet, les citoyens de cette bourgade souffrent le martyr en raison de l’insuffisance, voire l’absence des moyens de transport leur permettant de se déplacer vers le chef-lieu de daïra sur une distance de plus de 20 km. Un trajet, que des centaines de citoyens ; travailleurs, étudiants, lycéens… sont contraints d’effectuer chaque jour dans des conditions déplorables sinon inhumaines.Devant la rareté des transporteurs du service public, hommes, femmes, jeunes et enfants jouent chaque matin des coude pour pouvoir embarquer à bord des véhicules exerçant dans la clandestinité. Pour ceux qui, le matin de bonne heure ratent le seul bus communal assurant un aller le matin et un retour le soir entre Maâla et Lakhdaria, les chances de déplacement s’amenuisent et les nombreux passagers laissés en rade n’auront aucun choix et se voient ainsi contraints d’embarquer dans des camions ou des véhicules bâchés.Et cela sans compter avec les tarifs exagérés que pratiquent les clandestins voyant bien évidemment que leurs clients n’ont absolument pas d’autres alternatives.Les aléas du transport et le parcours du combattant que subissent quotidiennement les citoyens de Maâla et en particulier les filles scolarisées à Lakhdaria, ont fini par avoir raison du courage et de la détermination des parents d’élèves.Ainsi, ils sont nombreux les chefs de famille habitant la commune de Maâla à avoir décidé de ne plus envoyer leurs progénitures à l’école faute de moyens de transport et financiers également. “Elles se comptent par dizaines, les filles et même les garçons, qui ne vont plus à Lakhdaria pour rejoindre le lycée à cause de la problématique du transport. Il y a aussi les frais de la scolarisation qui reviennent chers pour les parents dont la majorité vivent de l’agriculture”, a tenu à souligner un jeune habitant de la commune de Maâla.

Anis S.

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