Après un mois de Ramadhan durant lequel des habitudes se sont ancrées – Reprise difficile

Il faut dire que le mois de carême a laissé des traces dans le comportement de nos concitoyens qui n’arrivent toujours pas à revenir à la vie d’avant le mois sacré. Les commerçants de Aïn El Hammam semblent avoir des difficultés à se débarrasser des habitudes qui étaient les leurs un mois durant. Même si les veillées ne sont plus de mise, le réveil tardif n’a pas encore disparu. De nombreux locaux commerciaux demeurent portes closes, au troisième jour de l’Aïd. Pour de nombreux commerçants, la reprise est dure. D’autres n’ouvrent que tardivement. Si la plupart des cafés et des magasins d’alimentation générale ont été au rendez-vous, les autres n’ont pas jugé utile d’ouvrir. Les étagères des superettes, habituellement bien achalandées, laissent passer le jour par manque de certains produits, tels les yaourts et autres. «Les livreurs ne commenceront à passer que dans deux ou trois jours», indique Rachid, un épicier du centre-ville. Même l’aliment du bétail est en rupture de stock. La pénurie ressentie pour certains articles n’a, paradoxalement, pas touché le lait en sachet, disponible sans restriction au centre commercial de la ville, depuis bientôt un mois. Les restaurants, fermés durant tout un mois, semblent attendre encore un ou deux jours de plus, pour remettre en marche leurs fourneaux. On est plus affairé à des tâches d’entretien du matériel qu’à cuisiner. Les pizzérias reconverties dans la vente de confiseries au mois de carême, n’ont pas encore repris leurs activités d’avant le Ramadhan. Le mouvement de la population est identique à celui de l’Aïd et du lendemain de l’Aïd. La circulation automobile est très dense à longueur de journée, surtout au centre-ville où il est toujours difficile d’en sortir. Hormis les employés des administrations, les autres travailleurs du privé peinent à reprendre. Les habituels va-et-vient de véhicules appartenant aux entreprises de bâtiment sont devenus rares. Les entrepreneurs que nous avons rencontrés en ville nous disent que leurs employés ont décidé «comme à chaque fête, de prolonger les vacances. Il va falloir attendre une semaine pour que tout rentre dans l’ordre».

A. O. T.