Selon l’union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), l’organisation du commerce extérieur et le payement par chèque est un moyen important d’attaquer le commerce informel. «Les licences d’importation et l’obligation de payement par chèque dans les transactions commerciales vont attaquer la source du commerce informel, à moyen et à long terme», affirme El Hadj Tahar Boulenouar. Ce dernier, indique qu’il y a un nombre d’importateurs qui écoulent leurs produits, à travers le marché illégal, qui est devenu un grand danger qui pour l’économie nationale. «L’organisation des importations est une manière d’éradiquer le commerce informel. Il ne faut pas oublier qu’il y a un nombre d’importateurs qui commercialisent leurs produits, y compris ceux qui sont avariés par le bai du marché informel», précise M.Boulenouar. Selon lui, l’éradication de cette activité illégale est primordiale, notamment face à la chute des recettes pétrolière, et la volonté de l’Etat d’encourager la production nationale, «sachant que la majorité de la marchandise commercialisée au niveau des points de vente informels est importée», déclare-t-il. L’interlocuteur a tenu à souligner que le commerce informel encourage davantage plusieurs autres activités illégales, comme le blanchiment d’argent, le transfert de la devise et la commercialisation des produits venus de la contrebande. Le même responsable a lié la prolifération de la criminalité à cette activité non légale, «car les points de vente informels des produits de large consommation sont un moyen de commercialiser les stupéfiants», précise M. Boulenouar. Celui-ci a mis en exergue le rôle important des APC à contribuer à l’éradication de cette activité commerciale, à travers la mise en place des marchés de proximité. A retenir que, durant le mois du Ramadhan passé pas moins de 200 autres points de vente non formels ont vu le jour, et viennent s’ajouter aux 2000 existants déjà.
Samira Saïdj
