15 600 quintaux de blé récoltés

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La campagne de moisson-battage est achevée du côté d’Amizour après un mois d’activité qui a permis de récolter quelque 15 600 quintaux de blé sur une surface labourée en ce céréale de l’ordre de 780 hectares. Une campagne qui a vu la mobilisation de pas moins de cinq machines entre moissonneuses et batteuses, s’est déroulée dans de bonnes conditions, selon le responsable de la subdivision agricole de cette région, qualifiant la production de cette année de «satisfaisante», prenant en compte la faible pluviométrie enregistrée entre mars et avril derniers.

«Nous pouvons dire que la production de cette année, en céréale plus particulièrement, est plus que satisfaisante malgré le fait qu’elle soit faible par rapport au rendement de l’an dernier», estime Djoudi Guennoun, subdivisionnaire agricole d’Amizour. Pour lui, le fait que la production par hectare est maintenue, «il y a de quoi être satisfait et dire que nous avons pu sauver l’année». Cette production par hectare est l’une des meilleures au niveau national, car elle se situe entre les fourchettes de 20 à 30 quintaux», quoique la surface agricole céréalière de la vallée de la Soummam est très réduite. À rappeler que la région d’Amizour avec sa surface à moissonner de 1 098 hectares, constitue le second pole en matière d’agriculture et de production céréalière au niveau de la wilaya de Béjaïa, après la commune de Draâ El Gaïd à la lisière avec Sétif, la capitale des hauts plateaux.

Cependant, un projet de construction de 6 silos est inscrit pour augmenter la capacité de stockage céréalière au niveau d’Amizour, connue pour sa vocation agricole par excellence non pas en culture de grains mais en agrumes et culture maraîchère, ainsi que l’élevage qui arrive à occuper la première place localement en production laitière, avec 9 000 litres de lait de vache produits par année et livrés aux différentes laiteries de la région. En dépit de ses performances, Amizour vit au «sauve qui peut» et au rythme de réduction de sa surface agricole dévastée par l’avancée tous azimuts du béton même sur les superficies et plaines les plus fertiles.

Nadir Touati

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