« J’ai entraîné Loucif Hamani en 1979 »

La Dépêche de Kabylie : D’abord, voulez-vous vous présenter à nos lecteurs ?ll Ben Ali Ahmed Amar : Je suis né il y a 59 ans au village d’Aït Hichem dans la commune d’ Aït Yahia. Je suis diplômé en sport (TSS) et formateur de boxe 3e degré. Actuellement j’entraîne l’équipe du NRB Aït Yahia comme j’ai exercé auparavant la fonction de directeur-technique de wilaya (DTW) pendant 12 années et président de la ligue de boxe de Tizi Ouzou durant un mandat de quatre ans.

Parlez-nous de votre carrière en tant qu’athlète ?ll J’ai débuté la pratique de la boxe à Alger, précisément au sein de l’USMA, puis je suis allé en France boxer sous les couleurs du FSGT à Saint-Denis dans le cadre du sport et travail. Ensuite, j’ai rallié la ville de Saint-Ouen où j’ai pu améliorer mon niveau avec à la clef le titre de la ceinture de France et celui de meilleur boxeur amateur.

Vous rappelez-vous de votre premier combat ?ll Mon premier combat chez les professionnels remonte à l’année 68. C’était à la salle omnisports de Marseille contre le champion de France en titre, François Gromez dans la catégorie « super légers ». Je me rappelle de ce nombreux public qui ne cessait de m’encourager jusqu’à la fin du combat que j’ai remporté aux points. Malheureusement, le manque de moyens m’a empêché de continuer ma carrière de boxeur que j’ai arrêtée en 1972 pour embrasser celle d’entraîneur.

Est-il vrai que vous avez entraîné le grand champion Loucif Hamani ?ll Effectivement, j’avais eu l’honneur d’entraîner Hamani. C’était en 1979 lors de la préparation de son combat amical contre un boxeur espagnol au stade Oukil-Ramdane de Tizi Ouzou. Et si vous nous parlez des boxeurs connus que vous avez entraînés ?J’ai entraîné beaucoup de boxeurs qui sont devenus des champions. Je peux citer Debiane, Boukacem, Boumati, qui se sont illustrés durant les années 70 et 80. J’ai aussi formé au sein de l’IRB Aïn El Hammam les frères Oudjidane, Aït Belkacem et Temim qui ont été des champions d’Algérie et même d’Afrique à l’image de Temim.

Aujourd’hui, vous êtes entraîneur du NRB Aït Yahia. Présentez-nous un peu cette équipe ll J’ai actuellement plus de 30 boxeurs dont la plupart sont au stade de la formation. Ils sont pétris de qualité et promettent de belles choses à l’avenir. Mais les moyens nous font vraiment défaut surtout concernant le matériel de travail. Ce dernier est vétuste. Son renouvellement est urgent puisque son acquisition remonte à l’année 1985. Je suis persuadé qu’avec un peu plus de moyens, mes boxeurs feront parler d’eux dans un proche avenir.

Justement, y a-t-il un apport de ce côté-là ?ll Pour l’instant il n’y a rien de concret mis à part l’APC d’Aït Yahia et le président du CSA qui répondent à chaque fois qu’on les sollicite.

Pour conclure… ll Je remercie notre président Aït Saïd Mohamed qui reste l’un des meilleurs dirigeants qu’a connus notre club depuis sa création sans omettre de rendre un vibrant hommage à toutes les anciennes gloires de votre boxe, les regrettés Saïd Amirouche et Menguelti ainsi qu’à notre journal qui m’a ouvert ses colonnes.

Entretien réalisé par F. A. H.