Pas moins de 150 syndicalistes du Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST), issus de seize wilayas du pays, participent à l’université d’été 2015 de ce syndicat qu’abrite, cette semaine, le lycée Chaâbane Ouamar, sis au niveau de la coquette ville d’Aokas.
Cet évènement a été d’abord, une occasion pour ce syndicat de faire le bilan de ses activités et actions engagées le long de l’année scolaire précédente. Pour rappel, le CNAPEST avait paralysé les établissements scolaires par une grève qui a duré un mois, entre février et mars derniers, avant que l’organisation syndicale sursoie à son action de protestation suite à une rencontre avec la ministre de l’Education, le 19 mars. Parmi les acquis obtenus par ce syndicat, indique-t-on, suite à cette grève, «la promotion des enseignants au grade supérieur dans les conditions définies par les dispositions statutaires». Durant cette université d’été les syndicalistes du CNAPEST ont débattu plusieurs autres questions et dossiers liés à des revendications socioprofessionnelles, non encore satisfaites.
Il s’agit notamment du statut particulier de l’enseignant du secondaire, tant réclamé par ce syndicat. Par ailleurs, plusieurs conférences ont été animées par des militants des droits de l’homme et célèbres syndicalistes invités à cette rencontre, sur l’importance du combat syndical pour l’amélioration des conditions socioprofessionnelles des travailleurs de l’Education, le rôle de la commission paritaire et sa nécessité. Pour le CNAPEST, la commission paritaire donne aux représentants des enseignants le droit de participer à la préparation de la carte pédagogique de la rentrée scolaire, notamment en ce qui concerne l’affectation des enseignants vers les établissements scolaires.
B. S.
