Mise en relief du patrimoine artisanal local

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Après avoir réussi leur première édition l’été dernier à Tipaza, pas moins de 16 artisans de Tamanrasset participent, depuis avant-hier samedi, à la semaine de l’artisanat qui se déroule à la Maison de la culture Rachid Mimouni de Boumerdès.

Trois ou quatre autres artisans, ayant participé à la récente exposition de poterie de Maâtkas, prendront part, eux aussi, à cette exposition-vente organisée sous le parrainage du ministère du Tourisme et des industries artisanales, et ce, dans le cadre de la promotion et de la sauvegarde de l’artisanat. Dressés en ordre dans le hall de l’établissement étatique cité ces stands comprennent notamment des gammes de bijoux traditionnels tout en finesse, des variétés de cuir targui, des objets locaux de vannerie et de poterie, en plus des vêtements traditionnels de la population du Sud en général et celle de Tamanrasset en particulier.

«Nous escomptons non seulement la sauvegarde de ce patrimoine artisanal targui, mais aussi et surtout sa rentabilisation au maximum dans le cadre du développement des économies renouvelables», a expliqué en substance, hier, le directeur départemental du tourisme et des industries traditionnelles, M. Asmani Ali. «Exclusivement organisée en fin d’année dans les régions de l’extrême Sud du pays, une telle exposition se tient, à présent, chaque été au niveau d’une ville côtière pour permettre aux artisans targuis de mettre en lumière leur savoir faire», notera, pour sa part, le directeur de la Chambre du tourisme et des métiers de l’artisanat de Tamanrasset, M. Mourad Saïdani. Les targuis, comme d’autres habitants du Sud, ont jalousement préservé leurs différentes activités traditionnelles, mais ambitionnent à présent de les rentabiliser.

«Une telle exposition leur permettra justement de décrocher des marchés pour produire davantage de produits artisanaux et pouvoir les écouler», ajoutera le directeur de la Chambre de l’artisanat susmentionné en citant l’exemple d’un grand fabricant de produits artisanaux qui s’est fait connaître justement en pareille occasion depuis une année. Au niveau de l’un des stands, le visiteur pourra apprécier les techniques du nommé Heddaoui Youcef, en matière de fabrication, avec de l’acier ou de cuivre, de différents instruments. «Vous êtes là face à un atelier vivant, où nous fabriquons nos propres objets de cuisine ou d’instruments de travaux manuels», dira-t-il en souriant.

Un échange d’expériences pourrait être établi entre ces artisans du Sud et d’autres, originaires des communes environnantes, dont les chapiteaux sont alignés juste à côté sur le front de mer de l’ex-Rocher Noir. Mais pour une meilleure prise en charge de ces activités artisanales du Sud, le ministère de tutelle envisage la création des systèmes de coopération, susceptibles de faciliter la commercialisation de ces objets artisanaux ancestraux.

Salim Haddou

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