Chorfa : Elle donnait l'une des meilleures huiles d'olive de la région – L'oliveraie de l'ex-ferme pilote à l'agonie

La vaste oliveraie de l’ex-ferme pilote, sise à la sortie Ouest du chef-lieu communal de Chorfa, donne de la peine à voir. En effet, ces lieux plantés de centaines d’oliviers centenaires se trouvent livrés aux quatre vents et à la dégradation des hommes et des bêtes.

Aucune clôture n’a été aménagée pour protéger ces oliviers, qui donnent l’une des meilleures huiles d’olive de la région. En conséquence, n’importe qui peut y accéder, et faire ce que bon lui semble, pour ne pas dire dégrader et casser les branches de ces arbres vénérés autrefois, comme en témoignent ces multiples accès en sillons, qui sont « imprégnés » au sol de cette oliveraie à force des déplacements incessants des gens via cette oliveraie non protégée.

Dans la foulée, elle est transformée en lieux de beuveries par ces quelques individus ingrats, qui consomment des boissons alcoolisées à l’ombre de ces arbres en toute impunité. Pire encore, un bidonville a été érigé au su et au vu de tout le monde par des familles nomades, venues des wilayas de M’sila et de Bordj Bou Arréridj pour y ériger des taudis enlaidissant l’endroit, et ce, en caressant le rêve de bénéficier d’un logement social.

Ce bidonville commence à enfler à vue d’œil avec de nouveaux arrivants qui squattent impunément cette oliveraie. Il y aurait, en tout, une trentaine de familles éparpillées sur autant de bicoques, construites avec des objets hétéroclites, comme des contre-plaqués, des parpaings, des madriers, des bâches, etc. Ces familles, ou à vrai dire ces indus-occupants, ne s’encombrent aucunement de calculs en élisant domicile dans une exploitation agricole étatique, transformant les lieux en propriété privée.

Le pire dans tout cela est que ces squatteurs possèdent des troupeaux de caprins et d’ovins qui paissent dans les lieux en dégradant les oliviers. Et comme pour boucler la boucle, les ordures ménagères y sont jetées sans scrupule en polluant davantage cette oliveraie.

Y. S.