Les habitants du village d’Aït Zaim relevant de la commune de Maâtkas, à 20 kilomètres au sud de la ville de Tizi-Ouzou, ont vécu, avant-hier, une journée mémorable à l’occasion du rituel «Nwel N wemghith» qui se tient annuellement à la mi-août. Une tradition qui consiste à se réunir et à partager le même repas.
À noter que le comité du village veille au grain concernant son organisation. Les offrandes, en somme d’argent, sont recueillies par les sages du village en contre partie de daâwat el-khir à profusion. À souligner que chaque foyer offre un repas et en tout, des centaines de plats de couscous de toute nature sont collectés et dégustés par les visiteurs et les villageois dans une ambiance des plus conviviales. Un des membres du comité de village que nous avons rencontré sur place dira le peu de chose qu’il sait du Saint Amghith, mais parlera longuement des objectifs escomptés par ce Nwel.
«Nous tenons de nos ancêtres ce rituel qui fait partie de nos traditions. Il vise essentiellement à réunir tous nos villageois, hommes, femmes, vieux, vieilles et enfants ainsi que la diaspora du village qui vient spécialement pour participer à la fête. Une occasion qui nous permettra de nous retrouver, de partager le même repas et de demander au Tout Puissant le pardon et de fructifier nos affaires et faire régner la paix et le bonheur dans notre village et partout dans notre pays.
Concernant l’argent des offrandes, nous l’utilisons pour assister les gens dans le besoin en cas d’intempéries, de catastrophes naturelles ou autres cas urgent. Nous l’utilisons aussi pour prendre en charge quelques opérations au niveau de notre village. Concernant le Saint Amghith, nous savons juste que c’est un homme de bien qui a vécu dans notre village il y a plusieurs siècle».
Hocine T.
