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''Contre la construction d'une échoppe dans un espace vert''

Les habitants du centre-ville de Boumerdès s’opposent fermement à un particulier qui a enfreint la loi en vigueur, en entamant la construction d’une échoppe commerciale à l’intérieur du jardin public jouxtant leurs habitations. Dans une lettre qu’ils ont signée et adressée au président de l’APC, avec des copies transmises à la wilaya et à la daïra, les habitants du centre-ville de l’ex- Rocher Noir, notamment ceux des bâtiments 18 et 19, se référent à la loi numéro 07 – 06 du 13 mai 2007 relative à la gestion, la protection et le développement des espaces verts. Ils disent ne pas comprendre pourquoi une autorisation a été délivrée à ce particulier «pour édifier une plateforme en béton» dans l’enceinte du jardin faisant face à leurs bâtiments.

Le particulier en question a arrêté ses travaux, sous la pression de la masse des protestataires. Mais ces derniers, respectueux de la loi, attendent que «les instances concernées procèdent à la démolition des premières constructions en fer qui enlaidissent déjà cet espace vert». Les signataires de la pétition n’ont pas omis de rappeler que ce site, comprenant aussi une aire de jeu pour enfants, avait déjà fait l’objet de tentative d’expropriation, il y a près de cinq ans, par un groupe de personnes pour y construire des lieux de vente, alors que le chef-lieu de wilaya n’en manque guère et dispose, de surcroît, d’un gigantesque centre commercial dénommé Titanic, appartenant à la CNEP, mais non encore réceptionné.

Ils craignent que l’installation d’une échoppe, aussi petite soit-elle, ne soit suivie d’autres constructions. «Nous demeurons mobilisés contre toute tentative d’expropriation de notre jardin», ont conclu les signataires de cette pétition, précisant qu’ils viennent d’envoyer des délégués à l’APC pour faire valoir ce droit de préserver leur espace vital. Pour rappel, ces mêmes protestataires n’ont eu de cesse, ces derniers semaines, de déplorer la défaillance des services communaux de voiries, en décriant notamment les monticules d’ordures qui s’entassent tout près de la polyclinique qui jouxte leurs habitations.

Salim Haddou

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