Les jeunes émigrés algériens regagneront aujourd’hui leurs pays d’accueil via un vol spécial (Alger-Paris) avec des souvenirs inoubliables de leur séjour à Béjaïa.
Avec le sentiment de «fiers d’être Algériens» et après des vacances d’une vingtaine de jours (soit deux sessions de 10 jours chacune), les jeunes émigrés algériens établis à l’étranger regagneront aujourd’hui leur pays d’accueil via un vol spécial (Alger-Paris) avec des souvenirs extrêmement inoubliables sur l’accueil, la prise en charge, la découverte de l’hospitalité d’une région, ses traditions, sa gastronomie, ses sites touristiques à en couper le souffle et son histoire.
D’une rive à une autre, la délégation de ces jeunes émigrés n’a pas trouvé de qualificatifs pour traduire son euphorie, sa joie d’avoir passé des vacances de rêve dans une région appelée «la petite Suisse» d’Algérie ou encore «la perle du Maghreb», avec ses sites ensoleillés, ses montagnes et ses décors paradisiaques semblables à ceux du «Cap Cabana Beach» du Brésil. Le principal atout de cette ville est son site naturel, cette large baie interrompant la côte escarpée qui court depuis les faubourgs d’Alger, formant un endroit exceptionnel fondé dès la période romaine et qui a toujours gardé une grande importance stratégique et économique tout au long de son histoire.
«Tous ces potentiels naturels nous ont exaltés, étonnés et même ébahis ! Nous avons découvert une destination très convoitée au point où il faut vraiment se lever tôt pour se frayer un coin au bord de la mer ou au niveau des sites touristiques, à l’instar des grottes féeriques d’Aokas, la cascade de Kefrida,… Malgré le manque des espaces de loisirs et d’infrastructures hôtelières dignes de ce nom (en qualité et en quantité), les gens ne peuvent pas être indifférents devant son charme», témoigne le jeune Salah Brahim Mourad (émigré en France) qui exhorte les autorités à investir d’avantage dans ce secteur qui peut contribuer énormément à l’économie nationale. De son côté le jeune Chourab Tarek (Allemagne) estime que Béjaïa l’enchanteresse peut accueillir des millions de touristes annuellement, si on arrive à les prendre en charge.
«C’est peut-être un rêve lointain», dira notre interlocuteur qui garde l’espoir intact de voir émerger des volontés pouvant changer l’état des lieux et estimer cet havre de paix à sa juste valeur. Après une soirée d’à dieu, ponctuée par une distribution de teeshirts aux couleurs du drapeau national, suivie d’une cérémonie d’anniversaire aux heureux natifs du mois d’août, en prenant la parole au tour de rôle, les participants à ce séjour transformé en caravane de bienfaisance et de solidarité avec les orphelins, n’ont pas tari d’éloges à l’intention du ministère de la Jeunesse et des Sports pour cette louable initiative qu’ils requièrent de perpétuer et prévoir les mécanismes adéquats. Ils saluent les cadres de la DJS de Béjaïa pour les efforts déployés pour la réussite de l’opération.
«Contrairement à ce qui se colporte dans les milieux occidentaux, notre pays est une fleur, un joyau de la rive nord de la méditerrané dont seul le visiteur pourra découvrir les secrets de la force d’une nation plus que jamais soudée et unie autour du même objectif : une Algérie meilleure et une démocratie majeure», a entonnée la jeune Sabrina Boudalia (France) qui a tenu à remercier vivement tous les participants au bon déroulement du séjour de la délégation avec une note distinctive aux cadres de la Direction de la jeunesse et des sports de la ville de Yemma Gouraya. «Bravo et merci à tous !», a cédé l’oratrice avant de finir en sanglotant. Il est à rappeler enfin que deux arbustes (oliviers), symboles de la Kabylie, ont été plantés au niveau de l’auberge d’accueil à Souk El Tenine en guise de souvenir au passage de ces 70 jeunes émigrés avant que le chef du service jeunesse, Lemnouer Boubeker, n’annonce la clôture officielle du séjour, en présence de la représentante du MJS, Melle Afia Dounia Zed.
Rabah Zerrouk

