À Aïn El Hammam, la rentrée scolaire s’est déroulée sans encombre si on se fie aux échos qui nous ont été rapportés.
De bonne heure, ce dimanche, jour de rentrée, des groupes d’enfants, habillés de neuf, convergeaient vers leurs établissements scolaires respectifs. Bien que se dirigeant vers l’école, les chérubins n’ont pas jugé utile de «s’embarrasser» (déjà !) de leurs cartables. L’ambiance était tout de même à la fête. La circulation automobile était intense dès sept heures du matin. Les bus de ramassage scolaire assurés par l’APC et les fourgons privés étaient au rendez-vous pour déplacer des centaines d’élèves. Malgré la disponibilité des moyens de transport, de nombreux potaches ont préféré se rendre, à pied, à leur collège, distant de plus de deux kilomètres de leur lieu de résidence. Les parents des petits du primaire semblent avoir «séché» le boulot, en ce premier jour, pour accompagner leur progéniture jusque dans la cour de l’établissement.
Le brouhaha des retrouvailles s’estompe rapidement, avec la sonnerie, laissant place à un silence profond. Aucun élève ni parent n’était visible, après huit heures, aux alentours des écoles. Au niveau de celles où nous nous sommes rendus, il n y avait aucun incident digne d’être rapporté. Les enseignants ont pris en charge leurs élèves, dès leur entrée en classe et, «conformément aux instructions, ont donné les premiers cours», nous rapporte un professeur. Ce qui éviterait tout retard. «Ce sont surtout les élèves, venus sans leurs affaires, qui ont failli», ajoute notre interlocuteur. Il est vrai que d’habitude, la première semaine est réservée à la prise de contact où les enseignants rencontrent leurs élèves et procèdent à des tests pour déceler d’éventuelles lacunes.
On apprend de la bouche même des enfants, que certains établissements du moyen n’ont pas assuré de repas chauds à leurs élèves qui se sont contentés de repas froid (pain, fromage). Les parents, pris au dépourvu, espèrent que cette défaillance ne dépassera pas le premier jour.
A.O.T.

