La Dépêche de Kabylie

… À Béjaïa aussi

Selon les librairies, les prix varient du simple au double, à Béjaïa, au troisième jour de la rentrée des classes. Comme il fallait s’y attendre, c’est déjà le grand rush des parents d’élèves qui prennent littéralement d’assaut les librairies dès leur sortie du travail en fin d’après-midi. Ils viennent pratiquement tous avec la liste des affaires à acheter. Certains se font accompagner de leurs enfants, histoire de répondre à toutes leurs exigences et de les pousser ainsi à donner leur meilleur d’eux-mêmes à l’école. D’autres par contre préfèrent venir seuls pour n’acheter que le strict nécessaire, c’est-à-dire ce qui est uniquement inscrit sur la liste des fournitures scolaires donnée par l’instituteur. Les librairies sont remplies de clients. Les encaissements par élève du primaire tournent autour de 1 500 à 2000 DA. Les libraires aiguisent déjà leur appétit quant aux gains à réaliser. Car c’est la période de l’année où ils font le plus gros bénéfice, un peu comme les marchands de zalabia pendant le mois de Ramadhan. Mais si le prix de la zalabia demeure fixe, celui des affaires scolaires varient considérablement selon l’achalandage des librairies et l’humeur des libraires. D’ailleurs, pour vous persuader que l’humeur des libraires y est pour quelque chose dans la fixation des prix, essayez de demander les prix pour pouvoir faire la comparaison avant d’acheter ou par simple curiosité. La plupart des libraires refuseront de vous les communiquer sous prétexte qu’ils n’ont pas de temps ou que le patron n’est pas là alors que c’est lui-même qui vous parle. Souvent, pour connaître le prix d’un article, il vous faut soit l’acheter directement, soit le relever sur l’article s’il est affiché. Pour un même article, les prix varient parfois du simple au double. Jugez-en : un cahier de 64 pages coûte dans une modeste librairie située dans un quartier populaire à Ighil-Ouazoug, dans la périphérie de Béjaïa, 22 DA. Dans une grande librairie qui a pignon sur un grand boulevard, le même cahier coûte pas moins de 35 DA, alors que son prix de gros ne dépasse pas les 16 DA. Pour les autres articles scolaires, le prix d’un cahier de 120 pages varient selon les librairies entre 30, 50 et 24 DA. Un stylo à bille simple coûte entre 10 et 20 DA dans une petite librairie, 60 DA dans une de ‘’luxe’’ alors que son prix de gros est de 7 à 12 DA. Et c’est pourquoi, avant d’acheter, il n’est pas toujours inutile de comparer les prix entre deux ou trois librairies, car c’est dans les mêmes proportions que varient les prix des autres articles, y compris pour les blouses et les cartables.

B. Mouhoub

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