l Flop financier à la commune de Barbacha ! L’Exécutif fraîchement installé est confronté à une débâcle financière sans précédent, asphyxiante et héritée, selon l’actuel P/APC des prédécesseurs à la tête de cette municipalité. C’est lors des passations de consignes entre les élus actuels et le chargé de gestion que le pot aux roses a été découvert : une dette de 3 milliards 700 millions de centimes, et qui pourrait même être revue à la hausse, selon notre source. Cette dette conséquente est le cumul de grosses factures impayées depuis 1999, établies suite aux achats et travaux effectués par des entrepreneurs au profit de la commune. Endettée jusqu’au cou et déjà sans ressource, l’APC de Barbacha se trouve bloquée financièrement et n’attend que les subventions étatiques pour venir en aide à une population nombreuse et nécessiteuse. C’est la croix et la bannière. Cette dette, qui dépasse de loin les moyens financiers de la commune, ne peut être honorée localement. Le dégel donc n’est pas pour demain et l’Exécutif communal se trouve en outre confronté aux harcèlements des quidams (fournisseurs et entrepreneurs qui ne cessent de réclamer leur dus. « Nous venons d’hériter d’un passif très lourd et seul l’Etat pourrait intervenir pour éponger cette dette » claironne M. Ouahrani, P/APC actuel. Harassée par ces déboires, le premier responsable de la municipalité refuse d’être le débiteur et évitant toutefois de s’étaler sur la nature et l’authenticité des factures impayées. « Un dossier complet de cette affaire est entre les mains du Wali ; c’est à lui que reviendra le dernier mot sur les tenants et les aboutissants ». Le P/APC est cependant prêt à honorer les indemnités au profit de l’ »emploi des jeunes », surtout ceux qui ne sont pas payés depuis quelques années. La tranche en question s’élève à 40 millions de centimes. Avec cette dette énorme pour une commune pauvre, c’est un fardeau de plus à supporter.
Nadir Touati
