À l’approche de l’Aïd El Adha, les prix des légumes crachent le feu. En effet, les légumes de large consommation sont devenus inaccessibles pour les ménagers, notamment les petites bourses. À la veille de chaque occasion, c’est le même scénario qui se répète, à savoir celui de la flambée des prix des produits alimentaires, notamment ceux de large consommation, mettant en effet les consommateurs dans une situation embarrassante. Après la saignée de la rentrée scolaire, les citoyens sont confrontés ces derniers jours à la flambée des prix des fruits et légumes. Une virée au marché communal de Belouizdad a permis de constater la cherté de plusieurs légumes, laquelle a suscité la colère des citoyens qui retournent chez eux avec des couffins vides. En se baladant à l’intérieur dudit marché on était surpris par les prix «exorbitants» des légumes, notamment la salade qui est cédée à 220 DA le kilo. Le prix de la courgette a atteint les 150 DA, la carotte est cédée à 100 DA et la tomate à 80 DA. Les citoyens rencontrés au niveau de ce marché ont affiché leur désarroi quant à cette flambée des prix et à la dégradation de leur pouvoir d’achat. «À chaque veille de l’Aïd, les commerçants essayent de s’enrichir sur le dot des consommateurs. Cette situation est devenue insupportable», a martelé un père de famille. Une autre femme assure : «ces derniers jours, je n’arrive pas à remplir même pas la moitié de mon couffin à cause de la cherté des légumes». Par ailleurs, le président de la commission des mandataires des fruits et légumes, Mohamed Medjbar, a estimé que cette flambée des prix des légumes n’as pas une relation avec l’approche de l’Aïd El Adha, mais plutôt une question de l’offre et de la demande. «On est en fin de saison, où la production de certains produits se diminue, notamment la courgette», a expliqué M. Medjbar. Ce dernier a mis en cause également la hausse des températures qui a causé des pertes énormes de plusieurs légumes, notamment la salade. En effet, l’interlocuteur a fait savoir que cette situation va durer jusqu’à la prochaine saison hivernale.
Samira Saïdj
