Plusieurs insuffisances relevées

Partager

À la veille de la rentrée scolaire, le premier responsable du secteur de l’éducation dans la wilaya de Bouira, assurait que tout a été fait pour garantir une rentrée réussie. Mais une semaine après, les premiers couacs, et pas des moindres, sont signalés ici et là à travers la wilaya. De Sour El-Ghozlane à Aghbalou, en passant par Raffour, beaucoup d’insuffisances ont été relevées au niveau des établissements scolaires par les parents d’élèves. Le cas le plus frappant reste celui de Raffour. Dans cette localité le nouveau lycée Terrache Ahcène a été ouvert sans que l’établissement ne soit raccordé à l’AEP et à l’électricité. Pis encore, les travaux, portant réalisation d’un réfectoire et une salle de sport, ne sont pas encore lancés. L’emplacement de l’établissement pose aussi problème. Car le lycée est pris en sandwich entre plusieurs chantiers. Cet état de fait a vite fait réagir les parents d’élèves et le collectif citoyen de la localité. Lundi dernier, ces derniers se sont rendus au lycée pour exprimer leur mécontentement, en mettant, par la même occasion, en garde contre le danger que constituent les nombreux chantiers entourant le lycée sur les élèves. Il a fallu l’intervention du maire de M’Chedallah pour calmer les esprits. L’édile communal a proposé d’alimenter le lycée en eau potable à l’aide de citernes en attendant son raccordement au réseau AEP. En fait, le lycée n’était pas prêt pour accueillir des élèves et son ouverture a été plutôt faite dans la précipitation. Il aurait été judicieux d’orienter les élèves de la localité dans les lycées du chef-lieu communal, en attendant l’achèvement des travaux du nouvel établissement. Pas loin de Raffour, à Takerboust plus exactement, les parents d’élèves ont carrément menacé d’organiser une journée de protestation pour s’élever contre l’état dans lequel se trouve la cantine du primaire Terrad Hocine. Actuellement, plus de 500 élèves attendent qu’on leur réfectionne ou aménage une cantine. Pour les parents, la situation n’a que trop duré. Selon eux, tous les responsables, y compris le wali, sont au courant de la situation mais aucune solution n’a été apportée au problème. À en croire ces parents, une commission du CTC s’est rendue sur les lieux à trois reprises mais elle n’a, à ce jour, rendu aucune copie du rapport d’expertise portant sur l’état du réfectoire. En revanche et selon nos informations, la commission prévention de l’EPSP Ahnif, elle, a refusé de donner son accord pour l’ouverture du réfectoire, car celui-ci menace ruine. Pourtant, une vaste opération de réhabilitation des établissements scolaires a été lancée l’an dernier à travers la wilaya. L’on se demande si cette structure est concernée par ces travaux, et si oui, sa réhabilitation devrait en principe être entamée depuis un bon bout de temps. L’évocation des travaux de réhabilitation des établissements de l’éducation nous amène à parler de ceux entamés au lycée El Ghazali de Sour El Ghozlane. Dans le rapport présenté par le DE à l’occasion d’un conseil de wilaya consacré à la rentrée scolaire, il est fait état d’un taux d’avancement des travaux de 50%. Au niveau de ce lycée, l’on apprend que les travaux d’hercule entrepris, perturbent sérieusement le déroulement des cours. Du coup, l’on a préféré purement et simplement renvoyer les élèves chez eux. Voilà une décision, qui suscite déjà des remous parmi les rangs des parents d’élèves. À Sour El Ghozlane, beaucoup se demande pourquoi avoir attendu jusqu’à la deuxième semaine du mois d’août pour entamer les travaux ? Ces derniers devraient être lancés juste après la fin des examens du bac, soutiennent les habitants d’Auzia. Ce sont là quelques approximations de gestion qui commencent déjà à avoir des conséquences sur le cursus scolaire de centaines d’élèves.

D.M.

Partager