Le lycée Med Ameziane Benyahia de Barbacha semble devenir le théâtre de divergences et de mouvements de protestations, ces derniers jours. Cela, à cause du refus de repêchage d’un groupe d’élèves ayant raté leur bac.
Ainsi, 17 élèves parmi ceux qui n’ont pas eu leur Bac, cette année, forment le point de discorde entre la direction dudit établissement en faveur de leur scolarité pour refaire la terminale et le collectif des professeurs, membres du comité de repêchage ayant exclu ce groupe d’élèves parmi ceux à qui l’on a accordé cette chance lors d’un conseil de classes.
La «bataille», qui n’a fait que commencer, se mène sur plusieurs fronts puisque les élèves scolarisés se sont mêlés de la partie pour se mettre du côté des 17 recalés du Bac, non acceptés par le conseil de repêchage et bien sûr du conflit entre la direction et le collectif des enseignants. Ce dernier a organisé mercredi dernier, un débrayage de 2 heures pour exiger le respect des décisions prises par le conseil de repêchage.
«Nous dénonçons la pression qui s’abat sur nous, alors que nous avons accordé à la majorité des recalés du bac la possibilité de refaire l’année et cela en se référant à des critères bien définis, notamment les capacités de ces élèves, et c’est à partir de la que nous n’avons pas retenu ces 17 élèves qui sont aussi nos enfants, mais il fallait faire la sélection que nous trouvons objective», explique Badji du syndicat CNAPEST qui soutient ces enseignants dans leur action reprochant à leur directeur de vouloir tenter de «piétiner les conclusions du conseil de repêchage».
Le directeur, fraîchement installé à la tête de ce lycée, que nous n’avons pas pu rencontrer malgré nos efforts, a affiché son accord et sa disponibilité à élargir cette chance de repêchage jusqu’au dernier des recalés du Bac, selon une source sûre de ce lycée.
Car, se basant sur les capacités de l’établissent en matière de places pédagogiques, selon notre source, le lycée ne souffre d’aucune carence en ce sens, au contraire, dira-t-elle, 25 salles de cours sont fermées pour manque d’élèves et la classe la plus chargées des terminales est à 30 élèves.
Et c’est cela, à vrai dire, qui a provoqué la colère des élèves scolarisées, lesquels ont réagi par la plus forte manière et ce, en fermant l’accès principal de ce lycée en guise de contestation contre le refus des 17 élèves.
«Nous sommes touchés par le fait qu’on n’ait pas donné une seconde chance à nos camarades pour préparer le bac dans de bonnes conditions, alors que des places sont disponibles», souligna un élève parmi les protestataires.
Le collectif des lycéens va jusqu’à faire des accusations graves vis-à-vis de leur directeur, en lui reprochant d’avoir accepté des élèves recalés, venus d’ailleurs et avec des moyennes dérisoires et ce, au même moment où l’on a affiché un niet ferme à ceux de ce lycée.
Outre ces accusations, un autre point négatif à soulever est l’absence totale des parents d’élèves qui devaient s’y impliquer pour éviter des dérapages à l’origine d’hypothéquer une bonne année scolaire. En somme et à la dernière minute, l’on apprend du directeur qui s’est prononcé sur les ondes de la radio locale que le nombre des repêchés s’est élargi à 11 autres élèves donc, il ne reste plus que 6 sur les 17 non retenus par cette dernière décision.
Les 11 élèves repêchés seront scolarisés au nouveau lycée de cette localité il s’avère que cette décision n’est pas aussi du goût du collectif des élèves qui campent sur leur décision de revoir ces élèves au sein de leur établissent étant que celui là offre de la place pour tout le monde.
Le dialogue entre toutes les parties du conflit s’impose pour assurer une année scolaire stable, et penser aussi à minimiser la déperdition scolaire, laquelle est une affaire qui interpelle plus d’un.
Nadir Touati

