Comme il fallait s’attendre, et même le maire nous l’avait déclaré au lendemain de la mise en service du lycée en septembre dernier, que quelques jours après, les élèves allaient réclamer des repas d’autant plus que nombreux d’entre eux viennent du versant de Boumahni, où quelques uns habitent à plus de dix kilomètres du chef-lieu. Jeudi dernier, ils ont observé leur premier mouvement de grève. Avant-hier matin, ils ont reconduit la même action. Entre temps, le maire s’est rapproché de la direction de l’éducation où ils lui ont garanti que cette cantine sera mise en service juste après les vacances d’automne qui auront lieu à la fin du mois d’octobre. «Elle sera réceptionnée le quinze octobre prochain. Il faudra ensuite faire toutes les démarches pour lui créer son budget et d’autres dispositions à prendre», nous confiera M. Merzouk Haddadi, en sa qualité de P/APC. Avant-hier dimanche, la direction de l’établissement a réuni aussi bien les grévistes que leurs parents en présence du maire. Tout leur a été expliqué. Seulement, les grévistes ont décidé de ne travailler que les matinées jusqu’à l’ouverture de la cantine. «Nous n’avons aucune confiance. Si on écoute leurs promesses, la situation ne sera pas réglée jusqu’à la fin de l’année. C’est pourquoi nous sommes inflexibles à ce sujet. Comment voulez-vous travailler six heures voire sept heures le ventre creux ? Il y a des élèves parmi nous qui se contentent pour leur repas de midi que d’un morceau de pain et d’une bouteille de limonade. C’est impossible de poursuivre les études comme il se doit», nous répondra un gréviste d’un air dépité. Ces lycéens refusent catégoriquement de revenir les après-midis. C’est le statu quo. Si cette décision est maintenue, il faudra, donc, s’attendre à une perte considérable de cours. Il faut rappeler que cet établissement est ouvert pour les 360 élèves de 1e AS et ceux de 2e AS qui devraient continuer leurs études dans les lycées de Draâ El-Mizan, mais qui ont été transférés vers ce lycée afin de satisfaire la demande des parents en dépit de ce manque.
Amar Ouramdane