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Les trottoirs grignotent la chaussée

Si les trottoirs ont leur importance dans toutes les agglomérations, pour la sécurité des piétons, en revanche, ils ne doivent nullement empiéter sur l’espace réservé aux automobiles, comme c’est le cas à Aïn El Hammam.

Comme nous le remarquons sur la rue d’Aït Yahia, en travaux, depuis plus d’un mois, les trottoirs deviennent de plus en plus larges, au détriment de la chaussée qui se rétrécie à vue d’œil. Les pavés devant délimiter l’espace pour piétons sont carrément posés à côté de l’ancienne bordure, grignotant de ce fait, l’asphalte d’au moins une vingtaine de centimètres. Une fois le chantier terminé la chaussée se retrouvera ainsi «grâce» à ses trottoirs, réduite de près d’un demi mètre.

Pour le moment, les travaux ne sont exécutés que d’un côté. Qu’en sera-t-il alors, lorsque la pose du carrelage sera terminée sur le côté d’en face ? Lorsqu’on sait que dans les étroites rues de la ville d’Aïn El Hammam, les véhicules arrivent tout juste à se croiser sans se frôler, on devine alors le mécontentement des usagers. Avec le stationnement des voitures, autorisé pour le moment dans les deux sens, il ne restera de place que pour une file. Personne ne remet en cause des travaux d’aménagement urbain, exécutés dans l’intérêt du citoyen qui ne peut qu’applaudir toute amélioration de son cadre de vie. Cependant, on assiste depuis quelques années, à la construction tous azimuts, de trottoirs, dont certains sont, plutôt inopportuns en quelques endroits où l’espace piétons est réduit au minimum. Des entreprises poussent le ridicule jusqu’à limiter l’accotement à la largeur du pavé sur des chemins peu fréquentés, comme la route de la daïra. «Il faut être non seulement un sportif mais aussi avoir des notions d’équilibrisme pour le parcourir», ironisent les citoyens qui se posent des questions quant à ce gâchis. Les habitués de la ville d’Aïn El Hammam vous diront, également, que la route d’Alger, le lieu dit «thiqerravin» ou encore la route menant vers l’hôpital, n’ont besoin de trottoirs que d’un côté. Avant l’arrivée du carrelage, des dizaines de voitures se garaient sur les accotements sans que les passants ne se sentent en danger. On se demande alors si les entrepreneurs exécutent naïvement des consignes ou s’ils se facilitent la tâche.

A.O.T.

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