La Dépêche de Kabylie

Portant sur l’interdiction d’utiliser les structures de la culture à d’autres fins – L’arrêté 2288/15 du wali « retouché »

L’arrêté 2288/15 du wali de Béjaïa portant «interdiction d’utiliser les Maisons de la culture et les salles de cinéma et de théâtre à des fins autres que celles pour lesquelles elles ont été créées» vient d’être «retouché» après avoir suscité une levée de boucliers. Dans une autre note publiée avant-hier, le wali, Ould Salah Zitouni, apporte des «modifications» à son précédent arrêté daté du 23 septembre 2015. «Il y a eu une mauvaise interprétation de l’arrêté en question», estime Khellaf Righi, directeur de la culture de Béjaïa, en expliquant que le wali voulait par son arrêté redonner «aux établissements culturels leur première vocation». Se voulant plus précis, le directeur local de la culture a indiqué que «toutes les demandes émanant de partis politiques ou autres associations adressées aux responsables de la Maison de la culture, des théâtres et des salles de cinéma en vue d’organiser leurs activités au sein des ces établissements doivent être transmises à la direction de l’exécutif de wilaya, à savoir la direction de la culture ou les daïras». Selon lui, «aucun avis défavorable n’a été émis jusqu’au jour d’aujourd’hui par ses services, pour la tenue d’activités politiques ou autres dans ces établissements», insistant néanmoins sur leur «vocation initiale». En ce qui concerne les salles de cinéma qui ne dépendent pas de la direction de la culture, les associations ou autres organisations doivent adresser leurs demandes aux chefs de daïras avant d’obtenir la fameuse autorisation des services de la DRAG de Béjaïa. Un parcours, somme toute de combattant pour les acteurs de la société civile qui projettent d’organiser leurs activités dans les établissements culturels de la wilaya. Il est à rappeler que le wali de Béjaïa a, dans un passé récent, signé un arrêté interdisant aux élus locaux de quitter le territoire de la wilaya sans son autorisation. Un arrêté qui n’a pas été du goût des concernés qui l’ont, rappelons-le, vivement critiqué.

F. A. B.

Quitter la version mobile