Un hommage sera rendu, le 28 octobre prochain, à l’artiste peintre, poétesse et écrivaine Fatma Mohand Amechtouh Tilikete, à Makouda, 30 km au nord du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Il s’agit à la fois d’une reconnaissance et de la consécration de l’œuvre d’une dame qui a grandement servi la culture ancestrale, soit par les fêtes traditionnelles qu’elles animait dans son village natal Tensa Tifra, soit par ces tableaux de peintures hautement explorateurs, soit par l’écriture et la poésie. Fatma Tilikete a vu le jour le 03 Février 1931 au village de Tifra de Tigzirt en Kabylie maritime.
Elle fréquenta l’école des filles à Tifra construite en 1935 durant la période coloniale dans laquelle elle acquit une connaissance de la langue française. Elle quitta l’école pour aider ses parents dans les travaux domestiques et les champs et subvenir aux besoins de la famille comme s’était le cas de toutes les filles à cette époque-là. Puis elle émigra en France avec ses Frères, en 1952.
Dans l’exil, elle a vécu les affres de la vie puis elle découvrit son don de poétesse et elle commença à écrire pour décrire les longues nuits des immigrés en France et surtout les conditions de la femme kabyle, puisant son inspiration dans les souvenirs de son enfance agitée par une vie parfois tourmentée mais joyeuse dans l’innocence et la sincérité.
Dans les années 1990, cette femme a restauré la veille maison de son père à Tifra, Tazzeqa n Mohand Amchtouh où elle avait vécu son enfance. Elle décéda le 29 Octobre 2013 à l’age de 82 ans suite à une longue maladie. Fatma Tilikete a à son actif deux livres, «Les déracinés» et «Le bout de miel pour elle et le fond du puits pour lui».
Rachid B.
