Après une trêve qui aura duré le temps de l’été, la politique à repris ses droit dans la commune de Seddouk, avec la rentrée sociale.
Rappelons tout d’abord que l’APC est en situation de dysfonctionnement depuis le début de cette année. La genèse du blocage est le fait que la majorité au sein de l’assemblée a changé de camp, passant de l’exécutif à l’opposition. Pour rattraper le temps perdu et mettre fin à un blocage qui ne profite plus à personne et qui paralyse l’APC au détriment des citoyens qui voient leur cadre de vie se dégrader de jour en jour, une volonté manifeste a surgi du côté du P/APC et du groupe de l’opposition qui cherchent à enterrer la hache de guerre et trouver par là même un compromis qui aboutirait à un déblocage de la situation. Cela a commencé par le passage de deux responsables de l’exécutif de wilaya, en mission à l’APC de Seddouk, qui ont profité de cette occasion pour discuter avec le maire et puis avec le groupe de l’opposition les conseillant de se réconcilier avant que des décisions ne soient prises par l’administration. La semaine passée, c’était au tour du chef de daïra de réunir autour d’une table de négociation le P/APC et le groupe de l’opposition. Le compromis tant recherché aurait échoué encore une fois du fait que chacune des deux parties en conflits campait sur sa position. Une autre réunion a eu lieu quelques jours après chez une personne sage qui aurait aussi tenté de ramener à la raison les antagonistes, mais en vain. Comme aucune information n’a glissé tout au long des tractations, nous avons consulté un élu de l’opposition qui a participé à toutes les réunions, lequel nous livrera sa version. «Certes, au départ, nous avions demandé lors de l’assemblée des élus du 31 mars passé le départ du maire et de son exécutif. Mais devant la situation catastrophique que vit notre commune où rien ne marche, au moment où les autres communes pensent aux différents budgets de 2016, alors que pour la nôtre, les budgets 2015 restent bloqués, et voyant que le maire même perdant sa majorité s’entête à s’accrocher au poste faisant fi de ce blocage, nous avons estimé qu’il est de notre devoir de lui faire une concession qui est celle de l’accepter comme P/APC. Toutefois, nous lui avons exigé la destitution de l’exécutif actuel. Mais nous butons encore une fois sur l’entêtement du P/APC qui veut imposer le maintien d’un vice-président de la liste RCD, proche de lui, pour ne pas dire qu’il est son bras droit. Néanmoins, il a accepté de destituer tous les autres membres ainsi que le délégué communal. Mais seulement, cet élu qu’il veut maintenir au poste de vice-président a traité de par le passé notre groupe de chiens aboyeurs, une insulte que nous ne lui pardonnerons jamais bien évidemment. La balle est dans le camp du P/APC donc. Il n’a qu’à démettre tous les membres de l’exécutif et nous lui voterons la mise en place d’un nouvel exécutif. Si la situation critique que vit notre commune lui plait, qu’il continue à camper sur sa position. Pour notre part, nous avons une majorité qui a demandé son départ. Donc, le fait de l’accepter comme P/APC aujourd’hui est une concession de taille pour nous», a expliqué en détails notre interlocuteur. Selon les échos qui nous sont parvenus des citoyens où chacun va de sa propre analyse, le maire, semble-t-il, aurait peur de se séparer de son vice-président de crainte de se retrouver à la merci de l’opposition. Et la réponse de cet élu de l’opposition à ce sujet est la suivante : «Le seul objectif de mes camarades est de voir la situation débloquée et que le nouvel exécutif soit composé d’hommes compétents et intègres en mesure de remettre sur rails une commune où tous les clignotants sont au rouge. C’est-à-dire, des élus responsables qui placeront les intérêts des citoyens au dessus de tout. Des élus responsables qui retrousseront les manches et se mettront au travail pour rattraper un retard incommensurable que traîne la commune de Seddouk dont les projets non lancés ou non réalisés dépassent de loin la dizaine», a ajouté cet élu. Pour mémoire, les PCD, budget de wilaya et FCCL 2015 ont été rejetés par la majorité des élus de l’assemblée lors des délibérations du 31 mars et du 12 septembre 2015.
L. Beddar

