Le premier cité dans cette affaire M. Kasdi, a réfuté toutes les accusations portées contre lui, en déclarant que «cette histoire est inventé de toutes pièces».Il pense que les motivations de «ce mensonge» sont motivées par les objectifs malsains du directeur d’un coté, et d’une autre part de vouloir s’éterniser dans un poste, notamment lorsque «il a appris qu’il est sur la sellette». «Une décision de son écartement a été prise lors d’un breafing de l’exécutif tenu le 12 du mois de janvier», dira t-il, et d’enchaîner que «les causes de cette initiative sont, la mauvaise gestion et les différentes réclamations des citoyens». L’orateur affirme que la genèse de l’affaire remonte au 17 du mois de janvier, lorsque «on a constaté dans une réunion ad hoc avec l’inspection générale de la wilaya, la disparition des dossiers».«Les dossiers du CEM 2000 et les lots du lotissements Salhi, ne se trouvent ni au niveau de la direction technique, ni au niveau de la wilaya», souligne t-il.En allant interroger le concerné sur cette disparition suspecte, «M Aboudil m’a répliqué sèchement que c’est un moyen de chantage» avant d’ajouter «laisse moi t’enrichir, sans peine».Pour étayer ses propos le 3e vice-président s’est repporté à la confrontation, qui a eu lieu au bureau du maire, en présence du 2e vice-président chargé des finances de l’administration générale et la réglementation, M Karim Debiane. Lequel a confirmé la version de son co-élu. «Je lui est posé quatre questions devant quatre témoins au bureau du maire, mais il n’a pas répondu», dira M. Kasdi.Parmi ces questions, rapportées dans un rapport détaillé, qui sera transmis aux autorités locales, on y trouve : «Est-ce que dans votre direction, il n’y a que deux dossiers ?», le directeur n’a pas répondu. Il n’a pas répondu également par un parjure à la question : «Aviez-vous essayé de me corrompre avec des lots de terrain du CEM 2000 ?», lit-on dans le document. Le 3e vice-président a conclu que cette affaire est entre les mains de la justice. Une plainte a été déposée au parquet pour l’ouverture d’une enquête judiciaire.De son côté, le 2e vice-président de l’APC, M. Debiane a démenti l’information faisant état du gel des activités de l’exécutif. «Ce qu’il y a eu», précise t-il, «c’est que la chef de Daïra a rejeté le poste du 4 vice président, puisque l’élu en question a refusé le poste». l’exécutif, ajoute t-il encore «travaille, le plus normalement du monde, et son installation officielle, sera faite au plus tard dimanche prochain».En effet, la décision émanant de la daïra, confirme la thèse de notre interlocuteur. Le motif de la non approbation, lit-on dans le document, est que «M Hamid Malki,désigné en qualité du 4e vice-président refuse de rejoindre l’exécutif.Quant à la version de M. Aboudil, elle se base sur le fait que «le 3e vice-président lui aurait proposé de marcher dans la combine sur les marchés, à défaut de le relever de ses fonctions». Son refus d’obtempérer aux propositions lui a engendré d’énormes problèmes au point de demander l’arbitrage du premier magistrat. Durant la confrontation, dira t-il “le 3e vice président a retiré la «confidence» de ses dires et confirma devant le maire les propos tenus».M. Tayeb Mokdem, secrétaire de wilaya du RND, a déclaré qu’il s’agit d’une machination orchestrée contre un élu de notre parti. «Il (kasdi ndlr )est venu pour nettoyer l’APC des pratiques maffieuses, comme nous l’avons promis aux citoyens lors de la campagne électorale». «Notre parti soutiendra son élu, jusqu’à preuve du contraire», assène le représentant du parti d’Ahmed Ouyahia. Convaincu de la justesse de la mission de son élu, M Mokdem indique que son parti a instruit tous les élus de dénoncer toutes les pratiques maffieuses, «Kamal Kasdi n’ a fait que son devoir de responsable, de surcroît, élu du peuple». Il pense également que c’est un coup concocté par ceux qui veulent ternir l‘image du parti.Pour éclairer davantage l’opinion publique sur cette affaire, nous avons tenté de joindre vainement le premier magistrat de la commune, pour plus d’informations.A ce stade, il est clair qu’on entend deux sons de cloche, mais l’arbitre est absent.
M.Ait Frawsen
