La grande surface du lac ou les locaux de l’ex-souk el fellah d’Ihaddaden à Béjaïa a abrité du 14 au 18 octobre derniers, la première édition du Salon algérien de l’art culinaire. Cette manifestation économique et culturelle qui a regroupé une vingtaine de participants venus essentiellement des communes de la wilaya de Béjaïa, a été organisée à l’initiative de l’entreprise Driftis call and communications, dont le siège est basé dans la wilaya d’Oran. Par cette action, l’entreprise cherchait surtout à se faire connaître dans le monde des affaires et à s’attirer des clients potentiels de la région. Elle est, explique M. Mohammed Abbes Akacem, son directeur général, spécialisée dans la prestation de service par téléphone dans le domaine du courtage, en ce sens qu’elle sert surtout d’intermédiaire entre clients et fournisseurs dans les différents secteurs d’activités, notamment dans celui des assurances en tous genres. Il ajoutera que ce besoin d’activité est détecté à Béjaïa, qui dispose du deuxième grand port du pays et qui est un grand pôle de l’industrie agroalimentaire. C’est ce qui poussé d’ailleurs les responsables de l’entreprise à organiser ce premier Salon de l’art culinaire dans la capitale des Hammadites. Ce salon, souligne notre interlocuteur, permettra de créer une certaine animation à Béjaïa, qui commence à souffrir d’un calme trop plat après la fin de la saison estivale, de faire connaître les nouveaux produits via la dégustation, de rapprocher les participants du salon et créer des passerelles commerciales entre eux. Néanmoins, dans les stands où le visiteur s’attend à trouver des cuisiniers en plein action de préparation de plats locaux traditionnels, tels que le couscous, el asbane, bercoukès, timqeteft, r’fis, aftir ouqessoul,… avec dégustation et distribution de recettes qui aideraient les femmes à les préparer chez elles pour leurs familles, il n’en est rien de tout cela. Il ne trouvera en fait que les produits agroalimentaires qui existent dans n’importe quelle supérette et même dans les épiceries de quartiers. Toutefois, dans un large stand qui fait face à l’entrée, un cuisinier en tenue réglementaire, connu des femmes d’ailleurs pour avoir animé des émissions cuisine sur une chaîne TV privée, prépare en direct, devant des dizaines de femmes qui entourent le stand carnet de notes à la main, certains plats qu’il offre à la dégustation.
B. Mouhoub
