Les employés du pré-emploi de la daïra saisissent le wali

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Chacun de nous en suivant un cursus scolaire normal jusqu’à l’obtention d’un diplôme supérieur, pensait à ouvrir droit à un poste de travail avec un salaire en rapport avec les compétences acquises, ce qui lui permettrait de fonder un foyer et mener une vie décente.

En terminant les études et en entamant la vie active, la déception fut grande chez ceux qui sont orientés vers l’ANEM, qui leur offre du travail dans le cadre du pré-emploi avec des modiques salaires variant entre 10 000 et 15 000 dinars. Dans ce cadre, une trentaine d’employés de la daïra de Seddouk sont montés au créneau en adressant une lettre le 20 septembre dernier au nouveau wali de Béjaïa et dont une copie nous a été remise avant hier, lui demandant de les confirmer dans les postes qu’ils occupent.

«Nous voulons seulement que les responsables à tous les niveaux comprennent la misère que nous endurons en percevant un salaire de 10 000 dinars pour une journée de 8h, une semaine de 5 jours et le mois complet. Nous avons fait des études pour gagner des salaires qui nous permettraient de fonder des foyers. Il y en a parmi nous des employés qui ont plus de six ans sur le poste.

Allons-nous rester indéfiniment dans cette situation précaire car l’administration nous considère comme une main d’œuvre à bon marché», a déclaré un employé. La daïra de Seddouk compte 43 employés dont 13 permanents et 30 du pré-emploi. Nous avons consulté à ce sujet le chef de daïra de Seddouk qui nous a répondu que c’est un problème national et non propre à la daïra qu’il gère. «Moi-même je suis sensible à ce problème, car j’ai des employés à la hauteur de leurs tâches. Mais seulement, les salariés du pré-emploi existent à l’échelle nationale, ce qui est loin d’être un problème que peut régler un chef de daïra. Le mieux pour eux, c’est de passer des concours qui se tiennent ça et là», a-t-il dit.

L. Beddar

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