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Les ménages cultivent des potagers !

Avec la dégringolade du pouvoir d’achat, les ménages se voient confrontés à un quotidien de plus en plus difficile. La facture alimentaire, notamment, s’alourdit subséquemment à la flambée des prix des produits de première nécessité. Et c’est dans ce contexte-là que les ménages cherchent les moyens efficients qui leur permettraient d’atténuer, ou, mieux, d’amortir les dépenses, lesquelles finissent par grever les salaires des chefs de familles. Ces derniers, en plus de leur fonction, se voient, par voie de conséquence, contraints d’exercer des métiers secondaires, histoire d’arrondir leurs fins de mois. A l’image des propriétaires de glèbes ou de lopins de terres agricoles, situées dans la vallée du Sahel, qui se transforment en jardiniers, où ils font pousser, chez eux, quelques fruits et légumes dans le but de diminuer la facture alimentaire. Ces fermiers occasionnels cultivent des potagers, où ils plantent, généralement, les fèves, le cardon, les blettes, les petits pois,… Bref, tous les légumes nécessaires pour une marmite bien garnie! Tenir un potager est une tradition bien ancrée chez beaucoup de ménages habitant les communes situées dans la vaste vallée du Sahel, comme Ath Mansour, Chorfa, M’Chedallah, El Adjiba et bien d’autres. Quoi de mieux que de récolter des plantes potagères par ses soins, sans payer un sous en plus? Cette activité rustique est très prisée dans la région, en ce sens qu’elle permet aux familles d’économiser de bonnes sommes d’argent, et de diminuer, par ricochet, les dépenses. Comme on est en plein saison automnale, et que les pluies tombent avec profusion et que le sol est facilement friable, les ménages s’apprêtent à cultiver leurs potagers, et pour cela, beaucoup d’entre eux se rendent dans les marchés locaux pour acheter les semences des légumes à planter. Ainsi, les étals des semences se trouvent pris d’assaut par ces citoyens projetant d’aménager des jardins. Quoique leur ardeur se trouve quelque peu refroidie, à cause de la cherté de ces grains, à l’instar des semences de fèves qui sont cédées à 250 da/kg, ou encore la semence d’ail, laquelle est affichée dans la fourchette de 300 à 400 da/kg. Dans la même suite, une mince touffe de petits plants de salade vaut 50 da, les graines de coriandre sont proposées, quant à elles, à 200 da/l, et enfin, un petit verre de petits pois vaut 100 da/les 100 g. C’est dire que pour « étoffer » son jardin, il faudra à la ménagère de payer le prix fort. Cependant, les futures récoltes ne manqueront pas de compenser très largement ces tarifs exorbitants des semences. Nonobstant la cherté des grains à planter de certains légumes, cela n’a pas empêché le plus normalement au monde, les petits paysans d’en acheter pour bien garnir leurs potagers, où, dans quelques mois, ils ne le regretteront pas, car ils récolteront des légumes Bios, sains et surtout bien de chez eux !

Y. Samir

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