Les travaux de l’aménagement urbain engagés au niveau du chef-lieu communal il y a déjà une année, ont véritablement métamorphosé l’image de cette ville et permis enfin aux citoyens d’évoluer dans un cadre agréable et digne.
En effet, les pluies torrentielles enregistrées au courant du mois en cours n’ont pas nui à la vie quotidienne des habitants, du fait que les étangs et autres mares d’eaux qui se constituaient à différents endroits ont été carrément oubliés et c’est une nouvelle page qui s’ouvre dans cette cité. Ainsi, plusieurs quartiers ont été redorés avec la pose du bitume qui a mis un terme à la gadoue ; les avaloirs ont été désobstrués aux tout débuts du mois de septembre dernier pour anticiper les désagréments que pourraient générer les orages. Cette action à laquelle une importance particulière a été accordée par les responsables locaux, n’est qu’un enseignement tiré des inondations vécues en septembre 1998 où, rappelons-le, Bechloul a failli être emporté par les eaux diluviennes et où beaucoup de maisons et autres locaux commerciaux ont cédé devant la furie des eaux. Même un train de transport de passagers a été ce jour-là déporté de ses rails et plusieurs de ses wagons se sont retrouvés carrément hors trajectoire. Et depuis, le chef-lieu de commune, et de daïra de surcroît, est laissé à l’abandon, et il a fallu attendre seize longues années pour qu’une enveloppe financière conséquente soit dégagée par les services de la wilaya pour engager des travaux d’aménagement et de réaménagement au niveau de cette ville. Nous apprenons de source sûre qu’une autre enveloppe financière oscillant les sept milliards de centimes, ne tardera pas à être dégagée pour étendre ce chantier vers trois autres lotissements non encore touchés par l’aménagement urbain. Ces derniers qui ont été placés en seconde position, ont attendu le passage des autres ouvrages plus urgents, à l’image du réseau d’évacuation des eaux usées et celui de l’eau potable pour qu’ensuite prétendre à lancer d’autres travaux d’aménagement. Notre source nous affirme que ce chantier sera engagé et que les mesures d’austérité qui touchent certains projets ne sont pas applicables à l’aménagement urbain, qui constitue une priorité visant directement le cadre de vie des riverains.
De l’éclairage public pour la ville
En sus du bitume et des avaloirs réalisés, le chef-lieu communal a bénéficié également d’une coquette somme lui permettant de sortir des ténèbres, qui ont caractérisé plusieurs quartiers. C’est donc dans le cadre de ce projet tant attendu par la population que plus d’une centaine de lampadaires ont été mis en place depuis peu, pour que cette cité se retrouve éclairée de bout en bout. Aucun endroit n’est laissé au noir et les nuits qui se prolongeaient durant l’été dernier en sont la parfaite illustration. Ce ne sont pas uniquement les quartiers qui ont tiré profit de cette opération, mais également le boulevard réalisé sur une portée de plus d’un kilomètre de long et de onze mètres de large qui a été illuminé et qui donne une image rayonnante à la cité.
Des locaux mal agencés attendent la démolition définitive
Les responsables locaux qui ont entamé la démolition de certains locaux commerciaux ne sont pas sur le point de lâcher du lest quant au reste de ces chaumières. En effet, durant le mois de juin dernier, une action musclée a été entreprise pour délocaliser les occupants de ces locaux à l’effet de les démolir et prévoir d’autres constructions plus appropriées au chef-lieu d’une daïra. Il est vrai que neuf parmi les locataires ont quitté les lieux suite à une décision de justice, mais d’autres occupants continuent toujours à exploiter ces locaux à des fins commerciales en attendant, à l’instar de leurs collègues, que la justice délibère un arrêté d’exclusion à leur encontre. C’est ce que nous a d’ailleurs affirmé l’édile communal sans toutefois apporter plus d’éclaircissement tant que la situation de ces commerçants est en instruction judiciaire. Néanmoins, d’autres locaux mitoyens à ces derniers, leur situation est tout aussi confuse, car ils appartiennent à des privés qui détiennent des actes de propriété. Pour ces derniers, le maire a demandé de procéder à leur démolition vu leur état, il prévoit les remplacer par d’autres locaux répondant aux normes techniques en vigueur. En contrepartie, le premier responsable s’engage à leur délivrer des permis de construire et tout cela ne fera que donner l’image qui sied à un chef-lieu de daïra et de commune mère de tout l’Aâch n’Ath Yaâla.
S. M.

