La sécurité de l’information numérique a été au centre d’un colloque initié depuis mardi passé à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Organisé par le département de langue et littérature arabes, le colloque a regroupé nombre de chercheurs et d’universitaires venus parler des risques encourus et tenter de cerner les mesures de protection.
Le thème choisi pour le colloque, ouvert avant-hier mardi dans sa sixième édition à l’université Mouloud Mammeri, intervient au moment où la société se modernise de jour en jour et où s’est avérée l’importance des moyens de télécommunication dans la vie quotidienne. Une réalité qui impose une sécurité exemplaire afin d’éviter que les systèmes et réseaux d’information soient la cible d’innombrables escroqueries et violations électroniques majeures déjà avérées. L’inscription d’un tel thème répond aussi, selon Nacera Idir, première responsable du comité scientifique du colloque, à un contexte plus large. Elle affirme, en effet, que «le monde arabe est vulnérable face à l’abus d’utilisation de ces outils d’information et de communication. Les pays sont très vulnérables à l’insécurité de l’information numérique, étant des partenaires faibles avec un statut de grands importateurs de technologie sur le marché mondial». Elle assure dans ce sillage l’urgence de la mise en place d’un dispositif juridique, d’un côté en plus de la conscientisation des utilisateurs des nouvelles technologies au moyen d’en tirer le meilleur profit. Car, pour elle, l’avenacée à un rythme vertigineux des technologies de l’information et de la communication impose aux dispositifs juridiques la même avancée. Ce qui, ajoute-t-elle, «n’est malheureusement pas le cas pour le moment». «Il existe des lois bien évidement, mais elles restent encore insuffisantes et il faudra penser à les adapter à la situation actuelle marquée par l’avancée des technologies numériques», dira-t-elle. Un des volets qui était, d’ailleurs, inscrit dans le programme du colloque avec la participation d’avocats venus apporter, eux aussi, leur contribution, en partagent notamment leurs expériences à travers les affaires qu’ils ont eu à traiter. De ce fait, la réalité est que la société est très vulnérable à ce genre d’abus et mauvaise utilisation numérique contre les propriétés intellectuelle et personnelle, mais aussi «toutes autres données qui transitent grâce aux technologies de l’information et de la communication», se sont, d’ailleurs, entendus à signaler nombre d’intervenants. C’est pour cette raison que la sécurité est devenue une préoccupation majeure pour protéger toutes les données, contre l’espionnage et les différents abus qui peuvent être ceux d’individus ou d’organisations non autorisés à y accéder. Pour sa part, la première responsable du comité scientifique du colloque estime que c’est dû à la généralisation de l’utilisation des différents outils par des utilisateurs avertis, mais aussi d’autres non avertis. La sensibilisation aux risques qui guettent la mauvaise utilisation est aussi de mise, en parallèle à un dispositif juridique adapté. Il est à rappeler que le colloque se voulait celui de réflexion, de débat et de discussion avec la participation de nombre d’universités nationales mais aussi internationales, représentées par des chercheurs et universitaires venus, entre autres, d’Oran, de Constantine, de Tlemcen, d’Annaba.
T. Ch.
