À l’instar des autres huileries de la wilaya de Tizi-Ouzou, celles de la daïra de Tizi-Gheniff ont d’ores et déjà commencé leurs préparatifs pour recevoir les premières récoltes d’olives.
Ainsi, à M’Kira, plus précisément au village d’Iammandène, le propriétaire de la nouvelle huilerie industrielle qui a été installée l’an dernier, aidé par ses enfants, profitent de ces belles journées du début du mois de novembre pour nettoyer et dépoussiérer le grand hangar, toutes les machines et toutes les installations. Et cela, malgré que dans tous les environs immédiats, les oliviers ne portent pas de fruits sur leurs branches. «C’est vrai, comme d’ailleurs, vous l’avez rapporté dans l’une de vos précédentes éditions (La Dépêche de Kabylie), à travers toute cette zone montagneuse ou la partie haute de M’Kira, la récolte d’olives, pour cette campagne sera très mauvaise alors que dans la plaine, elle sera vraiment prometteuse, d’ailleurs, il y a beaucoup d’oliviers qui croulent sous le poids de leurs branches chargées de fruits et pour cela, j’espère vraiment recevoir autant de clients que l’année précédente car, en plus des oléiculteurs de la basse M’Kira, il y a ceux de Tizi-Gheniff, Aït Yahia Moussa, Timezrit et Beni-Khelfoun de Chabet El Ameur donc, je suis très confiant et très optimiste», nous confie Aami Ahmed, satisfait de son investissement et surtout de sa reconversion d’un ex gratte-papier. La seconde huilerie industrielle de M’Kira, plus ancienne et non moins la première, se trouve dans la basse M’Kira avec deux chaines de distillation et qui a, durant ces dernières années acquis une clientèle fidèle. «Nous sommes bien obligés de nous préparer à recevoir les premières récoltes bien que nous savons qu’elles soient très minimes avec quelques kilogrammes seulement mais, et comme nous clients sont impatients de goûter à la nouvelle huile ou leurs provisions sont épuisées alors, nous mettons en marche les machines pour les satisfaire et souvent gratuitement pourvu que nous leur rendons le sourire», nous déclare l’un des frères qui veillent au nettoyage des lieux. À quelques encablures de là sur le territoire de la commune de Tizi-Gheniff, au bord de la RN 68, c’est une autre huilerie semi-industrielle qui avait été inaugurée l’année précédente, et qui se prépare également à accueillir cette nouvelle campagne oléicole 2015. «Nous sommes très heureux de recevoir notre journal «La Dépêche de Kabylie» comme nous avons été honorés, l’an dernier, par votre passage. Concernant cette campagne oléicole, nous avons d’ores et déjà pris toutes les dispositions nécessaires pour faire face à toutes les récoltes que nous allons recevoir afin de satisfaire nos clients de l’année passée mais également les nouveaux, d’autant plus que nous savons pertinemment que le bouche à oreille a merveilleusement fonctionné quant à la qualité de notre distillation qui donne une huile d’une très bonne qualité car c’est une huilerie semi-industrielle qui fonctionne comme les anciennes avec de sourcins donc, à la fin, nous obtenons une huile vraiment extra vierge», nous explique le jeune propriétaire, heureux de perpétuer cette tradition familiale qu’il tient de son grand-père.
Essaid Mouas

