l Les déclarations du chef du gouvernement lors de la clôtures de la session d’automne de l’APN a soulevé un tôlé auprès des syndicalistes, notamment ceux relevant de l’éducation nationale. La coordination intersyndicale des travailleurs de l’éducation composée de cinq syndicats à savoir l’UNPEF, le CLA, le CNAPEST, le SETE-Bedjaïa et la SATEF réunie jeudi dernier n’a pas tardé à réagir. Une fois de plus, la coordination a exprimé sa détermination à aller de l’avant et de maintenir la pression jusqu’à gain, faisant ainsi fi du gouvernement qui a jugé leurs mouvements de protestation d’illégitimes. Pis encore, il les a qualifiés d’anarchiques. A l’exception du CNAPEST qui s’est abstenu de s’engager les quatre autres syndicats constituant la coordination ont quant eux fixé la date de la prochaine grève. Ils ont ainsi opté pour les trois journées à savoir les 19, 20 et 21 février. Osmane, du conseil national des lycées, a précisé que ce n’est qu’une proposition qui sera consolidée après consultation de la base. En ce qui concerne le CNAPEST, Lamdani fait savoir qu’il ne s’agit pas là d’une démarcation. Le CNAPEST ne s’est pas s’engagé dans cette action parce que, dira-t-il, « l’échéance de la future action a été fixée dans la précipitation, ce qui nous arrange pas ». Et d’ajouter « nous ne sommes pas contre de déclencher une autre action de protestation, mais il nous faut un peu de temps pour consulter notre base et analyser les rapports de wilayas ». La question de suivre l’appel de la coordination ou de fixer une action individuelle sera, selon lui, tranchée, le 9 février prochain à l’occasion de la tenue du conseil national du CNAPEST. Cela étant dit, le consensus avec lequel fonctionnait la coordination intersyndicale est rompu, selon Lamdani. Voulant répondre au chef du gouvernement, ce dernier a souligné que « les enseignants ne sont pas des rentiers et estiment que chaque travail mérite son salaire. Notre revendication est légitime.La dernière mobilisation des travailleurs de l’éducation n’est qu’un exemple phare ». Sur le même ton, le représentant du CNAPEST fulmine « avant de faire tout commentaire, il faudrait d’abord réhabiliter l’effort et le travail ». Pour ce qui est de la légitimité du recours à la grève, l’interlocuteur a appelé le chef du gouvernement à revenir à la loi 90-14 et aux conventions de l’OIT que notre pays a paraphées. Osmane estime que les décideurs « sont hors sujet » et il se sont « trempés d’époque ». « Ils n’ont qu’a ouvrir les portes des négociations pour voir la légitimité de nos revendication », conclu Osmane.
Wassila O. H.
