Que de manques au lycée polyvalent !

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Cela fait maintenant dix-sept ans que le lycée polyvalent a ouvert ses portes alors que les lycéens de toute la daïra s’entassaient dans des salles au niveau du lycée Achour Ouarzedine, mais, de l’extérieur, on dirait que c’est un établissant qui remonte à l’ère coloniale. En effet, il ne reste presque rien de sa couche de peinture extérieure. Ce n’est pas tout. Parce que des enseignants et des parents d’élèves nous ont signalé que même les murs intérieurs ne sont pas épargnés par la dégradation.  » Dans certaines classes, on peut lire des mots obscènes barrant entièrement les murs, alors que la peinture est noircie avec autant de graffitis que de dessins indignes dans un milieu scolaire », nous confiera un professeur ayant requis l’anonymat.

Désarmés, les parents ne voient encore aucune solution à ce problème. Par ailleurs, le même interlocuteur ajoutera qu’un bloc pédagogique est dépourvu de chauffage depuis des années. « Nous ne savons pas qu’attend la tutelle pour restaurer un tant soit peu cet établissement mis aux oubliettes », enchaînera la même personne. Ce lycée est l’un des plus chargés de la wilaya car son effectif dépasse les mille élèves. En dépit de ces manques, la volonté de son personnel et les efforts des élèves font de lui un établissement qui dépasse toujours les 60% d’admission au Bac.

 » Nous allons essayer d’activer un peu l’association des parents d’élèves. Comme vous le savez, dès que le bureau de l’APE est installé les autres parents ne cherchent plus à comprendre », nous dira un parent qui s’inquiétait du sort réservé à ce lycée. Finalement, il faut dire que comme les autres établissements à l’échelle nationale, le phénomène de la violence commence à se propager à l’extérieur du technicum, surtout qu’il se trouve en dehors de la ville. De nombreux cas d’agression y ont été enregistrés. En dernier lieu, il y a lieu de souligner que presque dix-huit ans après sa mise en service, il n’est pas encore baptisé tout comme, d’ailleurs, le CEM dit base 5 juste à côté opérationnel depuis plus de vingt-deux ans.

C’est dire que ces derniers temps, aucune importance n’est donnée à la dénomination ni d’édifices publics ni de rues ni encore moins de cités et de quartiers si bien que des difficultés sont rencontrées pour les localiser.

A.O.

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