La ville a désormais sa propre loi. Celle-ci, adoptée mardi dernier par les deux chambres parlementaires remédiera inéluctablement au déséquilibre flagrant constaté dans la répartition et la densité de la population dans nos villes. 40 % des habitants sont localisés dans la bande du littoral, ce qui représente 1,9 % du territoire et environ 25 % des habitants sont localisés dans les zones telliennes soit 2,1 % du territoire. Ce qui dénote que 65 % de la population est concentrée sur une superficie ne dépassant pas 4% du territoire et 25 % des habitants sont localisés dans les Hauts-Plateaux sur une superficie de 9 % du territoire, et enfin seulement 10 % de la population du Sud réside sur une superficie de 87 % du territoire national. Cela étant dit, cette nouvelle loi vient instaurer une politique idoine à même de protéger les zones sensibles, qui sont le littoral, les montagnes, les steppes et les zones du Sahara et leur valorisation, revitalisation des espaces ruraux ainsi que l’organisation de la politique de la ville. La politique de la ville introduite en vertu de ce projet de loi, ambitionne surtout de réconcilier le citoyen avec sa ville, négligée sur tous les plans. Parmi les actions mises en branle par le ministère délégué chargé de la ville, initiateur de cette loi, première du genre, figure la mise en place d’un comité d’étude chargé de la mise en place du système d’information géographique, le réseau national des villes et le schéma de cohérence urbaine. Elle vise également à réduire les dysfonctionnements urbains, la maîtrise de la croissance de la ville et réunir les conditions du développement durable du territoire, ainsi la mise en place des mécanismes et des cadres idoines permettant la participation du citoyen dans le développement de la gestion et l’entretien de nos quartiers et de nos villes. Ce projet de loi aborde plusieurs axes importants, à savoir l’introduction des principes généraux de la loi qui porte sur la décentralisation, la gestion de proximité, la coordination, le développement durable et l’équité sociale. Elle définit également la ville, ses catégories, détermine les normes de classification. Il introduit d’un nouveau concept juridique relatif à l’économie urbaine et le contrat de promotion de la ville. Par ailleurs, la situation des villes algériennes est considérée comme source de compétitions dans les différents domaines, d’attrait de l’investissement, et de poles économique, financier, social, etc.
B. Nawel
