Comme nous l’avions rapporté dans notre édition d’hier, les élèves de certains villages de la localité de M’Kira ont fermé avant-hier, leur lycée (une annexe abritée par le CEM dit Base 5) et le CEM Frères Boufateh du chef-lieu communal, pour revendiquer le transport scolaire. Hier encore, ils ont maintenu leur mouvement de grève pour la même revendication. C’est dire que l’année scolaire, que madame la ministre de l’Éducation nationale a voulu être une année scolaire sereine, commence à être perturbée dans de nombreuses régions, notamment à M’Kira et Tizi-Gheniff. À noter que c’est le troisième jour de grève que connaît cet établissement. Mais pas seulement, parce que même les collégiens ne sont pas en reste, surtout quand les lycéens les obligent à quitter l’établissement. » Nous ne reprendrons pas les cours si un autre moyen de transport ne nous est pas affecté. Ce sont toujours les enfants d’Imlikchène et des hameaux environnants qui paient. Pourquoi ils ne nous donnent jamais un bus qui ne présente pas de pannes ? », s’interrogera l’un des protestataires. Aussi et en plus de cette revendication, il faudrait s’attendre à ce que la revendication de l’annulation de la décision portant suppression du Bac et du BEM sportifs, fasse tâche d’huile dans les établissements de cette municipalité rurale. Concernant la réparation de la boîte à vitesses du bus tombé en panne, elle ne le sera pas avant dix jours. N’y a-t-il pas un moyen pour régler en urgence ce problème ? La réponse est attendue de la part des responsables locaux, afin que tout aille vers la reprise dans ces établissements scolaires perturbés alors que les autres élèves, non concernés par ce manque, se trouvent otages. » Il faut que les responsables fassent quelque chose pour remédier à ce problème. On ne doit pas quand même payer pour les autres. Les cours non dispensés vont nous causer un retard qu’il faudra rattraper, d’autant plus que cette année comme l’année dernière, d’ailleurs, il n’y aura pas de seuil pour les cours à prendre avant le Bac », nous répondra un lycéen résidant à quelques encablures du lycée. Tout cela pour dire que les parcs roulants des communes qui devront transporter quotidiennement des centaines d’élèves doivent être renforcés, parce qu’ils doivent être pris en compte dans cette équation au sujet de la sérénité recherchée par les responsables du secteur de l’éducation. Où est la solidarité nationale ? Cela étant, ces protestataires campent toujours sur leur position. « Qui aura le dernier mot ? « , s’interroge-t-on.
Amar Ouramdane
